Nom du navire :
ANDRE YVETTE
Anciens Noms (éventuels):
Navire labélisé en :
2008
Numéro d'immatriculation :
14024/069
Quartier d'immatriculation :

Brest
Type, série, ou nom local :
Gabare de l'Iroise, Sloop à tape-cul
Protégé au titre des Monuments Historiques :
Non
Type de Navire :
Maritime
Architecte :
Corentin Keraudren
Chantier constructeur :
Chantier Keraudren du Styvel à Camaret (Finistère)
Année de construction (ou de mise en service) :
1936
Genre à l’origine :
Gabare de l'Iroise, Sloop à tape-cul
Longueur hors tout :
27 mètres
Longueur coque :
17,50 mètres
Longueur flottaison :
14,40 mètres
Largeur Maître bau :
5,59 mètres
Tirant d’eau :
2,00 mètres
Tirant d’air :
22,00 mètres
Déplacement (en tonnes) :
60 t
Jauge administrative (en tonneaux) :
28,82 tx
Coque : type de construction, matériaux, formes particulières... :
Construction classique en bordé de chêne doublée d'un vigrage en chêne de 40 mm. Membrure en chêne de 90x90 mm toutes doublées comportant un espace de 150 mm entre chaque membrure. Carlingue et serre en chêne. Safran en chêne renforcé.
Pont et superstructures : description, matériaux :
Superstructures : 2 roufs (un rouf moteur, un rouf cale) Nature et structure du pont, bordé, membrures, lisse : pont en pin de 40 mm.
Gréement : type, mâture, gréement courant, dormant, matériaux :
Nature gréement : grand voile aurique (85 m²), tape-cul aurique (29 m²), trinquette (24 m²), foc (40 m²). Forme du gréement purement traditionnel, dans le respect du plan de gréement d'origine (puoilage, ferrures, ...) Le grand mat est en lamellé-collé et a été changé durant l'hiver 2007-2008. Le mât du tape-cul est en pitchpin.
Voilure : description, surfaces, matériaux :
Toutes les voiles sont en duralon et ont été fabriquées par le voilier Burgaud de Noirmoutier. Couleurs : rouge / brun. 5 voiles : grand voile aurique (85m²), artimon aurique (29m²), trinquette (24m²), foc (40m²), tourmentin (15m²) Surface totale : 180m²
Emménagements : description, matériaux :
Aménagement de l'hébergement pour 12 personnes, sans aucune modification des œuvres mortes.
Moteur(s) : type, puissance, année :
1999 : Moteur Penta TMD 100 (180 cv)
Témoignage technique ou conceptuel :
Dans l'histoire de la construction navale, la construction des bâtiments en bois a été un vecteur de progrès technique considérable. Au plan de la connaissance des essences et de leurs caractéristiques mécaniques, au plan des formes de structure, de l'aérodynamisme et de l'hydrodynamisme, de la maîtrise des plans de voilure et de gréement, puis de la maîtrise des motorisations, chaque unité construite a fait évoluer la connaissance des charpentiers, des mécaniciens, architectes, voiliers,etc. L'André-Yvette fait bien partie de cette histoire des métiers et des connaissances techniques et a marqué, de par les caractéristiques données plus haut, l'histoire de la construction navale : la conception de sa coque et de son gréement dans son ensemble est un véritable conservatoire des métiers.
Témoignage événementiel ou d’une activité révolue :
L'André-Yvette est issue d'une lignée de bateaux de travail qui a marqué l'histoire contemporaine des métiers de la mer en Bretagne. Chaque unité était conçue en concentrant les connaissances techniques afférentes à la construction navale conforme au cahier des charges de l'utilisateur. Pour l'André-Yvette, il s'agissait de transporter à la voile du vrac lourd en milieu maritime non abrité et cela par tous les temps. La conception des formes de la carène et les équilibres de la coque répondent à ces exigences et font de l'André-Yvette un navire unique.
Autres éléments remarquables :
Utilité touristique : L'André-Yvette représente un objet du patrimoine du littoral atlantique. Cet objet se déplace, et partout où il se trouve, il enrichit les paysages, il évoque à la fois l'aventure maritime et l'histoire des durs métiers de la mer. Cela répond à une aspiration de tous ceux qui animent et fréquentent le littoral de disposer d'authentiques éléments du patrimoine. Lors des grandes fêtes et rassemblements de navires, l'André-Yvette est présentée au côté des autres bateaux de charge et de travail, ce qui constitue un spectacle remarquable et permet aux spécialistes comme aux néophytes de comprendre les évolutions de la conception des navires. Utilité sociale et pédagogique : L'André-Yvette accueille des jeunes confiés par la PJJ ou la DISS pour des séjours de rupture. Ce bateau, de par ses caractéristiques, et également, sans doute de par son histoire liée à la dureté des métiers de la mer, est un lieu de vie suffisamment chaleureux et sécurisant, mais en même temps exigeant pour ces jeunes en difficulté. Ces séjours, de par la promiscuité de la vie quotidienne à bord, des contraintes liées à la marche du navire, des obligations lors des escales des ports du littoral, sont une école de la vie qui conduit à de bons résultats en matière d'insertion sociale. Par ailleurs, l'André-Yvette est le support d'activités et de loisirs pour les centres de vacances et de découvertes de l'ADPEP 56 pour des établissements accueillant des personnes handicapées, également pour faire découvrir la mer au grand public lors de sorties à la journée, voire plus. C'est un merveilleux outil pour contribuer à la culture scientifique de tous afin de préserver le milieu marin. L'André-Yvette reste l'un des derniers témoins des voiliers en bois, de tous les hommes qui ont fait l'histoire de notre littoral et de l'ouverture bretonne sur le monde.
Chronologie des propriétaires, modifications ou rénovations importantes connues :
Historique : L'André-Yvette est lancée le 23 juillet 1936, jour anniversaire des trente ans de Monsieur Tanguy Quémeneur (propriétaire). La gabare porte les prénoms du fils et de la fille aînés de monsieur Tanguy Quémeneur. Messieurs Tanguy et Jean Quémeneur naviguent ensemble sur l'André-Yvette. Tanguy Quémeneur reste aux commandes jusqu'au 13 mai 1964. Pendant toute cette période, de 1936 à 1964, la gabare transporte sable, mërl, galets et ciment. Ponctuellement elle transporte des pommes de terre et des fûts de vin pendant la période de la seconde guerre mondiale. Elle est associée à la reconstruction de la ville de Brest et transporte depuis l'une des carrières de la rade des blocs de granit. L'André-Yvette est vendue et, à partir de 1965, va assurer le transport de fret de Brest à Molène, puis en 1966, de Brest à Ouessant, et de Brest à Sein. Hors saison, elle assure une liaison par semaine pour Ouessant, et une à 2 liaisons par mois pour Sein. En 1974, en raison de la construction de la nouvelle cale de Molène permettant au Fromveur d'accoster, le propriétaire de l'André-Yvette, M. MONOT ne pouvant faire face à la concurrence, désarme son navire à Brest. En 1975, le navire est transformé par le chantier Péron de Camaret pour être utilisé à la plaisance. Depuis 1975, l'André-Yvette a servi à diverses activités de plaisance pour faire connaître la mer à des milliers de gens. En octobre 1997, l'André-Yvette est acquise par l'ADPEP 56.
Informations particulières : Site de l'ADPEP 56 :www.adpep56.com
Département :
56
Port d’attache habituel :
Pen-Mané