Nom du navire :
MS BLUE BERRY
Anciens Noms (éventuels):
Nullité Noël Berrichon
Navire labélisé en :
2011
Numéro d'immatriculation :
P 015576 F
Quartier d'immatriculation :

PARIS
Type, série, ou nom local :
Bateau automoteur berrichon
Protégé au titre des Monuments Historiques :
Non
Type de Navire :
Maritime
Architecte :
Inconnu
Chantier constructeur :
Montagne, Ile-Saint-Denis
Année de construction (ou de mise en service) :
1927
Genre à l’origine :
Automoteur Berrichon
Longueur hors tout :
30 m
Longueur coque :
27,62 m
Longueur flottaison :
27,50 environ
Largeur Maître bau :
2,62 m
Tirant d’eau :
0,80 m
Tirant d’air :
3,30 m
Déplacement (en tonnes) :
35 t
Jauge administrative (en tonneaux) :
Inconnue
Coque : type de construction, matériaux, formes particulières... :
Coque en acier. Forme flamande très pleine. Rampage marqué faiblement.
Pont et superstructures : description, matériaux :
Le bateau a été reconstruit à partir de la coque nue par ses anciens propriétaires qui l'ont sauvé de la destruction. Ils se sont attachés à lui rendre un aspect très proche de celui qu'il avait quand il travaillait, en reconstruisant notamment une cabine centrale quasiment à l'identique, et en siposant au-dessus de ce qui était la cale avant une couverture imitant des panneaux d'écoutilles. L'ancienne cale arrière est couverte d'une terrasse. La silhouette d'ensemble du bateau est très proche de celle du bateau de travail qu'il fut.
Gréement : type, mâture, gréement courant, dormant, matériaux :
Aucun.
Voilure : description, surfaces, matériaux :
Sans objet
Emménagements : description, matériaux :
Aménagements extérieurs : cabine centrale en bois, claire-voie arrière en bois, structure métallique (appelée à être changée dans les années qui viennent) pour taud sur la timonerie, treuil d'ancre avant, hiloires reconstitués en bois (protégés par des panneaux de plexiglas à cause de la pluie et des courants d'air), matereau à l'avant portant un projecteur et le feu avant. Aménagements intérieurs : le bateau est aménagé en logement.
Moteur(s) : type, puissance, année :
À l'origine, diesel Bernard 24 cv Depuis 1996, diesel Baudouin DK2 40 cv des années 50 récupéré sur un rouleau compressur
Témoignage humain :
Le marinier Jules Beaune qui l'a fait construire en 1927 est réputé être à l'origine du système de motogodille "monte-et-baisse" qui le propulse (voir ci-dessous)
Témoignage technique ou conceptuel :
L'élément le plus remarquable (et remarqué !) du bateau est son système de direction-propulsion par motogodille "monte-et-baisse" qui lui permettait d'adapter l'enfoncement de l'hélice à celui du bateau, selon qu'il était vide ou chargé. Ce système se repliait entièrement avec le safran en trois parties dans les écluses du canal de Berry afin d'optimiser le gabarit disponible et de gagner le maximum de place pour la cale. J'ai apporté une petite amélioration au système récemment. La barre est franche et commande un safran placé au bout d'un immense "faux-safran" qui ne touche pas l'eau (il y a l'arbre d'hélice en-dessous, voir photos) Côté mécanique, le bateau est équipé d'un ancien système d'inverseur à satellites (un système semblable se trouve exposé au Musée portuaire de Rouen)
Témoignage événementiel ou d’une activité révolue :
MS Blue Berry est un des 6 derniers bateaux berrichons encore existants, et un des rares à naviguer vraiment (certains sont démotorisés, et d'autres encore ne bougent guère). Il est un témoin de la grande époque de la batellerie artisanale de canal, et bénéficie d'une grande cote d'amour auprès des mariniers pour cette raison !
Autres éléments remarquables :
Le bateau a reçu à son bord des personnes connues pour s'impliquer dans le patrimoine fluvial, et notammant François Bordry, alors président de VNF, Marc Pabois retraité de la FPMF venu en voisin et ami, Laurent Roblin conservateur du Musée de la Batellerie de Conflans-Ste-Honorine et ami, François Beaudouin, prédécesseur de Laurent et également ami.
Chronologie des propriétaires, modifications ou rénovations importantes connues :
Jules Beaune en 1927 l'a fait construire Serge et Irénée Bouquin (de Saint-Mammès) l'ont racheté. Il a travaillé en transport jusque dans les années 1960. Par la suite il est devenu un bateau logement, avant d'échouer à Thomery comme épave prête à être ferraillée en 1987. Geneviève et Alain Fiévet, mariniers-potiers, l'ont alors sauvé et réaménagé. Ils en ont changé en 1996 le moteur d'origine Bernard qui fonctionnait encore mais consommait trop d'huile pour le DK2 Baudouin actuel qui provient d'un rouleau-compresseur. ils ont ôté l'ancienne barre à roue (macaron) pour la remplacer par une barre franche très efficace. Je le leur ai acheté en novembre 2000.
Informations particulières : Le bateau est visible à la page http://projetbabel.org/fluvial/automoteur_berrichon.htm du site http://projetbabel.org/fluvial/ dont je suis l'auteur. L'histoire et le patrimoine des rivières et canaux étant une de mes passions et un de mes sujets de recherches, habiter et travailler à bord d'un tel bateau répond à une nécessité de cohérence. De plus, naviguer avec lui est un facteur de connaissances supplémentaires dans ce domaine, car c'est une navigation très rustique à l'ancienne, très proche des conditions de navigation d'un authentique bateau de commerce.
Département :
42
Port d’attache habituel :
Briennon, Loire