Nom du navire

LA CANCALAISE

Année de labellisation

2009

Renouvelé en DATE DE

2017

Numéro de francisation :

NEANT

N° Immatriculation

680670

Quartier d'immatriculation

SM Saint-Malo

Type, série, ou nom local

Bisquine

Protégé au titre des Monuments Historiques :

non

Site internet

http://www.lacancalaise.org

Année d’acquisition du navire :

1987

Genre :

Maritime

Usage à l’origine :

Plaisance

Mode de propulsion (à l'origine)

moteur

Mode de propulsion (actuel)

moteur

Architecte :

Réplique bisquine La Perle, plans relevés sur épave par Jean Le Bot

Chantier constructeur

Maître d'oeuvre : Raymond Labbé Chantiers; constructeurs : Chantiers Labbé « « Leclerc « « Fresneau

Année de construction (ou mise en service) :

1987

Longueur hors tout :

33 m

Longueur coque :

18,10 m

Longueur flottaison :

15,50 m

Largeur Maître bau :

4,50 m

Tirant d’eau :

2,50 m

Tirant d’air :

33 m (avec les perroquets)

Déplacement (en tonnes) :

45 tonnes

Jauge administrative (en tonneaux) :

24,5 tonnes

Coque : type de construction, matériaux, formes particulières...

Construction bois classique sur membrures, Carlingue tout chêne, Quille étambot et étrave en bois rouge, Pavois et pont en sapin, Mâts en pin d’orégon lamellé collé.

 

Coque : état actuel

Bon état. Démontage total, dématage, carénage et peinture tous les ans par les bénévoles de l’association ou des professionnels si besoin.

 

Pont et superstructures : description, matériaux

Pont en sapin 3 capots en chêne, Banc de barre et barre franche en chêne.

 

Pont et superstructures : état actuel

Usure du pont de 1/3 environ

 

Gréement : type, mâture, gréement courant, dormant, matériaux

Type au tiers 3 mâts : grand mat, misaine tape cul. Bout dehors et queue de malet; Pin d’orégon lamellé collé

 

Gréement : état actuel

Bon état – démâtage tous les ans. Quelques poulies doivent être changées

 

Voilure : description, surfaces, matériaux

Voiles avant : Grand foc – Petit foc – Jeanne d’Arc – Tourmentin – Bonnette -Misaine – Petit hunier – Petit Perroquet (3 étages de voiles) Grand voile – Grand hunier – Grand Perroquet (3 étages de voiles Tape cul – Hunier de tape cul Voiles avant : Grand foc – Petit foc – Jeanne d’;Arc – Tourmentin – Bonnette Misaine – Petit hunier – Petit Perroquet (3 étages de voiles) Grand voile – Grand hunier – Grand Perroquet (3 étages de voiles Tape cul – Hunier de tape cul En gréement de régates (avec perroquets et bonnette) la surface totale des voiles est d’environ 500 m². Jeu de voiles en Duradon pour la navigation quotidienne.

 

Voilure : état actuel

L’ensemble des voiles doit être changé. La plupart sont d’origine et après 20 ans de navigation, elles ne sont plus en bon état, malgré l’entretien réalisé chaque année par la Voilerie Burgaud à Noirmoutier.

 

Emménagements : description, matériaux

Cabine avant : gazinière inox – évier – toilettes – lavabo – table centrale – 12 couchettes Carré navigation – table à cartes – instruments de navigation – 3 couchettes Compartiment moteur Pic avant pour rangement voiles – cordages – défenses

 

Emménagements : état actuel

Bon état

 

Moteur(s) : type, puissance, année

Moteur 180 CV – type Détroit Diesel – 1987 2 temps – injecteur pompe – 4 cylindres Le moteur est en bon état, mais l’entretien est chaque année plus exigeant et plus coûteux.

 

Témoignage humain :

Au XIXe siècle, les bisquines étaient des bateaux de travail typiques de la baie du Mont Saint Michel. Après les années 1940, victimes de la motorisation, les bisquines disparaissent du paysage, elles ne restent présentes que dans la mémoire des anciens. En 1984, le renouveau de la recherche sur les bateaux de travail incite une poignée de passionnés à créer une association pour construire et faire naviguer une bisquine. Grâce à Jean Le Bot qui en avait relevé les plans, « La Cancalaise » est construite sur le port de la Houle par des charpentiers de marine de la région et lancée « à l’ancienne » le 18 avril, 1987.

 

Témoignage technique ou conceptuel :

Le gréement est typique des bisquines : gréement de lougre avec 3 étages de voiles totalisant 500 m² de toile en régates. La voûte est très importante pour des raisons d’économie. Les prix de construction étaient calculés sur la longueur de la quille. Une voûte importante permettait d’avoir une surface de pont maximum pour les lignes et cela pour un moindre coût. La reconstruction du bateau a été possible grâce à Jean Le Bot qui avait relevé les plans de l’épave d’une bisquine « La Perle », bisquine de Cancale de 1905. Il a fait don de ces plans à l’Association Bisquine Cancalaise. L’étude qu’il avait réalisée sur les techniques utilisées, le fonctionnement des bisquines, et l’environnement dans lequel les bateaux évoluaient a servi de référence pour la construction, l’équipement et aussi la navigation.

 

Témoignage événementiel ou d’une activité révolue :

Les bisquines étaient parfaitement adaptées aux pêches traditionnelles pratiquées dans la baie du Mont Saint Michel, le chalut, la drague et les cordes (lignes de fond). Au début du XXe siècle, 200 à 300 bisquines pratiquaient la pêche. Quelques jours par an, la drague des huîtres était autorisée dans la baie. Jusqu’à 200 bateaux se rassemblaient en caravane dans la baie et mouillaient leurs dragues en même temps. Les bisquines étaient également des bateaux de régates très puissants. Les premières régates de Cancale remontent à 1845. La lutte était acharnée entre les bateaux. Pour les équipages, les prix remportés représentaient des gains substantiels.

 

Chronologie des propriétaires, modifications ou rénovations importantes connues

Depuis 1987, la bisquine « La Cancalaise » est la propriété de l’ABC (Association Bisquine Cancalaise) Elle navigue environ 190 jours par an d’avril à novembre.

 

Localisation : Département

35

Localisation : Port d’attache habituel

CANCALE

Chantier d’hivernage :

CANCALE

Photo n°1 (OBLIGATOIRE)

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Photo n°2 (obligatoire)

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Photo n°3 (obligatoire)

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Photo n°4 (obligatoire)

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