Nom du navire

LA COLOMBE

Année de labellisation

2010

Renouvelé en DATE DE

2018

Numéro de francisation :

Carte de Navigation

N° Immatriculation

MA 309790

Quartier d'immatriculation

MA Marseille

Type, série, ou nom local

Barquette Marseillaise

Protégé au titre des Monuments Historiques :

non

Année d’acquisition du navire :

2003

Genre :

Maritime

Usage à l’origine :

Pêche

Mode de propulsion (à l'origine)

voile

Mode de propulsion (actuel)

moteur

Chantier constructeur

RUOPPOLO Michel

Année de construction (ou mise en service) :

1953

Longueur hors tout :

7m50 avec le Penon (bout dehors)

Longueur coque :

6m50

Longueur flottaison :

6m40

Largeur Maître bau :

2m20

Tirant d’eau :

0m60

Tirant d’air :

8m

Déplacement (en tonnes) :

2,57 t

Jauge administrative (en tonneaux) :

2,57 tx

Coque : type de construction, matériaux, formes particulières...

Construction traditionnelle sans plan selon gabarit de Saint Joseph. Bordés classiques en Niangon pour la première et Pin du nord pour les autres, sur membrures sciées en Orme. Quille droite d’une seule pièce. Lest gueuses intérieures en fonte, sous pailloles environ 300 Kg. Proue droite légèrement penchée vers l’avant, surmontée du Capian traditionnel. Poupe pointue.

 

Coque : état actuel

Bon état, restauration 2003.

 

Pont et superstructures : description, matériaux

Pont en Niangon non peint, plat bord et pavois (bataillole) en Niangon, capots en bois du nord latté en Niangon, capot sur estive remplacé par des planchons (panneaux de planches assemblées). Joint en Sica noir sur calfat.

 

Pont et superstructures : état actuel

Bon état, totalement refait en 2003.

 

Gréement : type, mâture, gréement courant, dormant, matériaux

Gréement Houari à la Marseillaise, avec mat, pic, baume. Penon (bout dehors) mobile en pied de mat pour déborder le trinquet (grand foc) au portant. Gréement traditionnel surtout utilisé pour des régates. Gréement courant et dormant en synthétique imitation chanvre.

 

Gréement : état actuel

Bon état, réalisé neuf en 2003

 

Voilure : description, surfaces, matériaux

Mestre (grand voile) 18 m² à bord libre, à bavette avec 2 prises de ris. Trinquet (grand foc) 12 m² Polacre (petit foc) 6,5 m² Voiles en dacron beige imitation voile traditionnelle, laizes parallèles à la chute.

 

Voilure : état actuel

Bon état, réalisé neuf en 2003

 

Emménagements : description, matériaux

Mestre (grand voile) 18 m² à bord libre, à bavette avec 2 prises de ris. Trinquet (grand foc) 12 m² Polacre (petit foc) 6,5 m² Voiles en dacron beige imitation voile traditionnelle, laizes parallèles à la chute.

 

Emménagements : état actuel

Bon état, refait à neuf en 2003

 

Moteur(s) : type, puissance, année

Ivéco diesel 30 cv 2006 neuf.

 

Témoignage humain :

Fabriquée par Michel RUOPPOLO en 1953, ce charpentier né en 1908, est issu d’une lignée de charpentier réputés sur la place de Marseille. En effet, un nom reste attaché à la barquette marseillaise, celui de Ruoppolo, père et fils. André Ruoppolo, charpentier de marine, émigré de la région de Naples à la fin du XIXème siècle pour s’installer à Marseille. Très vite, il bâtit son succès et sa renommée sur la construction de beaux bateaux résistants, tout aussi bien pour la pêche professionnelle que pour la plaisance. Adaptant ses techniques de fabrication italiennes aux besoins des pêcheurs, puis des plaisanciers marseillais, André Ruoppolo fait office, à posteriori, de père de la barquette marseillaise. C’est un chantier important ayant construit beaucoup de barquettes encore à flot dans les différents ports. La particularité de cette unité est qu’elle est restée la propriété du charpentier jusqu’en 1990, soit pendant 37 ans. On peut imaginer le soin apporté à sa construction et le plaisir ressenti pour la garder si longtemps.

 

Témoignage technique ou conceptuel :

Le nom même de barquette, en provençal barqueto, désigne depuis plusieurs siècles une petite embarcation. On peut aussi trouver à ce terme des origines italiennes où barquette se dit aussi barqueto. La construction traditionnelle sans plan, à l’aide du gabarit de St Joseph, donnait le « Maître Couple en bois plus le Gabarit de la Quille », indications à partir desquelles on pouvait tracer les couples du bateau. Les différences de formes viennent déjà de ce gabarit, donc du charpentier, car chaque famille avait le sien et le transmettait de père en fils (technique révolue). Cette technique de traçage fait qu’aucune barquette n’est égale à une autre. Le charpentier faisait des constructions sur mesure pour son client, plus élancée si la Barquette devait naviguer plus vite ou à la rame, plus ventrue si c’était pour transporter de grands filets, voire la famille. Les barquettes marseillaises se reconnaissent à leur galbe, adapté à la navigation dans la baie. La longueur des barquettes était mesurée en pan (environ 25 cm), la colombe mesure donc 26 pans. Les membrures étaient sciées dans des bois tords. Les bordées classiques sont calfatées au coton. (technique révolue). Les Barquettes sont reconnaissables à leur « Capian » portant à son sommet les fameuses « JOUES » saillantes de part et d’autre et toujours de couleurs très vives, signature du charpentier. Le capian était considéré comme parfait lorsque vu de face, il prenait la forme d’un oeuf (symbole féminin). La connotation phalique du capian n’échappe à personne, il est symbole de virilité. Une grande partie des barquettes marseillaises était à l’origine utilisée pour la pêche professionnelle. Elles sont aujourd’hui très majoritairement dédiées à la plaisance, surtout à la pêche de loisir, pour laquelle elles offrent une très bonne tenue en mer.

 

Témoignage événementiel ou d’une activité révolue :

La particularité de colombe est d’avoir été fabriquée par et pour un charpentier de marine. On peut imaginer que ce constructeur de bateau de travail a utilisé ses connaissances pour réaliser un bateau de loisir. Ce n’est donc ni un bateau de travail, ni un bateau de grande plaisance, mais un bateau marin qui a servi pour la petite pêche et les sorties en famille, mais aussi comme vitrine publicitaire de son savoir faire.

 

Chronologie des propriétaires, modifications ou rénovations importantes connues

La Colombe n’a connu que 3 propriétaires. Michel RUOPPOLO jusqu’en 1990, Pierre DELTREGGIA jusqu’en 2003, date à laquelle nous l’avons achetée, pour son 50° anniversaire. Elle a été rénovée en 2003 par les chantiers BORG, anse du Pharo à MARSEILLE. Changement de la première bordée, du pavois, du plat bord, des jambettes, de certains barreaux. Changement total du pont, création du gréement houari. Changement du moteur en 2006.

 

Localisation : Département

13

Localisation : Port d’attache habituel

MARSEILLE

Chantier d’hivernage :

A FLOT

Photo n°1 (OBLIGATOIRE)

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Photo n°2 (obligatoire)

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Photo n°3 (obligatoire)

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Photo n°4 (obligatoire)

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