IDENTIFICATION
Année de labélisation : 2025
Renouvelé en date de :
Non renouvelé en date de :
Anciens Noms : X
Numéro de francisation :
N° Immatriculation : AC G84902
Quartier d'immatriculation : AC
Type, série, ou nom local : CIRCA 14 TF
Protégé au titre des Monuments Historiques : non
Localisation
Localisation (département) : 33
Port d’attache habituel : ARCACHON
Chantier d’hivernage : PETIT MUSEE DU CANOT AUTO MOBILE
Caractéristiques
Genre : Maritime
Usage à l'origine : Plaisance
Mode de propulsion (à l'origine) : moteur
Mode de propulsion (actuel) : moteur
Architecte : ? MOLINARI
Chantier constructeur : ? MOLINARI
Année de construction (ou mise en service) :
Longueur hors tout : 4.10
Longueur coque : 4.10
Longueur flottaison : 4.10
Largeur Maître bau : 1.90
Tirant d’eau : 0.2
Tirant d’air : 0.2
Déplacement (tonnes) : 450 KG
Description
Coque / à propos :
MOULAGE AVEC CLINS/PONT CONTREPLAQUEPont et superstructures / à propos :
Pont et superstructures / état actuel :
BON ETATGréement / à propos :
XVoilure / à propos :
XEmménagements / à propos :
BOISEmménagements / état actuel :
Moteur(s) / type, puissance, année :
HORS BORD MERCURY 650 65 CV 60 KMHIntérêt Patrimonial
Témoignage humain :
La firme canadienne Premier Catamaran des années 1960 demeure très peu connue dans le monde du motonautisme malgré l'incontestable qualité de ses rares productions parvenues jusqu'à nous. Il est probable que ce peu de traces résulte du choix du type de bateau qu'elle a fabriqué à l'époque. En effet, le petit catamaran de tourisme qui fait son apparition en Amérique du Nord comme en Europe au début de la décennie 1960, ne va connaître qu'un succès confidentiel malgré ses capacités de vitesse bien supérieures à celles des meilleurs monocoques, sans oublier son appréciable stabilité et sa résistance au chavirage. Mais, il avait deux défauts principaux pour les utilisateurs, des francs-bords généralement très faibles et des étraves fines qui avaient tendance à asperger généreusement pilote et passagers dès que se levait un peu de clapot. C'est pourquoi, le petit catamaran de tourisme ne pouvait qu'être réservé aux plans d'eau intérieurs bien protégés. Au chapitre de ses avantages, on notera le faible tirant d'eau et un poids modeste qui en faisait un engin pratique à tirer au sec sur une plage, comme un voilier dériveur alors que sa largeur constituait un handicap rédhibitoire à l'anneau dans une marina où il occupait pratiquement deux places. Par ses dimensions, ses lignes et son aspect général, le modèle 14 pieds du canadien Premier Catamaran présente une certaine ressemblance avec un multicoque produit en très petite série à partir de 1963 en Italie. A l'origine de ce modèle, on trouve le petit chantier d'Angelo Molinari, de Côme, spécialisé surtout dans les bateaux de compétition. Celui-ci peut être aussi considéré comme un des pionniers du catamaran hors-bord de tourisme avec le lancement de sa série primitive Catamar de 1959-1960, très appréciée de quelques pilotes intrépides du lac de Côme, comme Giorgio Ancarani du charmant village de Torriggia. En 1962, ce dernier s'est lancé dans l'étude et les maquettes d'une carène de coque de catamaran nettement plus efficace que celle de Molinari qui a accepté d'en construire un prototype, puis une toute petite série baptisée Torrigia. Lors des Six Heures de Milan qui étaient, à l'époque, l'incontournable rendez-vous des innovateurs du motonautisme en ouverture de saison, l'engin hors-bord d'Ancarani est arrivé en tête de l'édition 1963 avec deux tours d'avance sur le second ! Il avait démontré toutes ses qualités et son inventeur a été surnommé depuis, en Italie, le père du catamaran. On ignore encore s'il fut ou non une source d'inspiration pour le chantier canadien Premier Catamaran mais la coïncidence des dates et des styles est troublante alors que les idées et la presse circulaient déjà vite en ce temps-là. On situe la naissance des premiers multicoques et des catamarans en particulier, à l'aube des temps historiques en Océanie où deux coques de pirogue auraient été reliées par des traverses et des lianes, propulsées à la voile ou à la pagaie. Ce principe bien connu depuis le retour des grands explorateurs océaniques en Europe, comme James Cook, fut repris par le grand architecte naval et constructeur de yacht américain Nathanael Herreshoff, de Bristol, dans l'État de Rhode Island. En 1876, il défraya la chronique avec les vitesses stupéfiantes de son catamaran à voile Amaryllis. Cet infatigable chercheur ne trouva pas de débouchés pour cet engin jugé trop fragile et dangereux par sa riche clientèle de yachtmen. A part quelques expériences isolées dans les années 1930, c'est seulement partir des années 1960 que le multicoque à voile prend vraiment son envol, au plan sportif d'abord puis commercial, surtout en Angleterre puis aux Etats-Unis et en Europe. En motonautisme, le catamaran qui est un échec dans le secteur de la plaisance, va dominer sans partage tous les championnats à partir des années 1970, favorisé par les progrès considérables des moteurs hors-bord et par l'influence de leurs puissants constructeurs sur la définition règlements internationaux. La marque Premier existe toujours au Canada, relancée en 1992. Elle fabrique et commercialise des pontons navigants, habitables ou non. Ce type d'embarcation à deux coques, héritiers directs des catamarans traditionnels, est très prisé de l'autre côté de l'Atlantique, en particulier pour la pêche et le tourisme lent sur lacs et fleuves.Témoignage technique ou conceptuel :
XTémoignage événementiel ou d’une activité révolue :
XAutres éléments remarquables :
XChronologie :
XEn savoir + sur ce navire
Site internet :




