IDENTIFICATION

Année de labélisation : 2016
Renouvelé en date de : 2020
Non renouvelé en date de :
Anciens Noms : numéro 7
Numéro de francisation : 5168
N° Immatriculation : 4
Quartier d'immatriculation : BR
Type, série, ou nom local : Bénodet
Protégé au titre des Monuments Historiques : non

Localisation

Localisation (département) : 14
Port d’attache habituel : Sera déteminé après restauration en Normandie normalement
Chantier d’hivernage : Sera déterminé après restauration

Caractéristiques

Genre : Maritime
Usage à l'origine : Plaisance
Mode de propulsion (à l'origine) : voile
Mode de propulsion (actuel) : voile
Architecte :
Chantier constructeur : Craff à Bénodet
Année de construction (ou mise en service) : 1947
Longueur hors tout : 5,50 m
Longueur coque : 5,50 m
Longueur flottaison : 4,50 m
Largeur Maître bau : 2 m
Tirant d’eau : 1 m
Tirant d’air : 10,85 m
Déplacement (tonnes) : 1,63 t
Jauge administrative (tonneaux) : 2,21 tx

Description

Coque / à propos :

Coque en forme, bordés sur membrures, acajou  

Coque / état actuel :

En fin de restauration  

Pont et superstructures / à propos :

Pont en petites lattes entoilées, roof et hiloire en acajou, dessus en contreplaqué  

Pont et superstructures / état actuel :

En fin de restauration  

Gréement / à propos :

Gréement marconi, mât en spruce, câbles en inox, voiles en textile courant  

Gréement / état actuel :

En restauration  

Voilure / à propos :

Grand voile de 16 m², un petit foc  

Voilure / état actuel :

à rétablir  

Emménagements / à propos :

un roof avec deux couchettes ; aucun autre aménagement particulier  

Emménagements / état actuel :

à restaurer  

Moteur(s) / type, puissance, année :

Pas de moteur  

Intérêt Patrimonial

Témoignage humain :

Le 28 août 1932, la grande navigatrice Virginie Hériot meurt à bord de son voilier Ailée II après s’être gravement blessée en régate quelques semaines auparavant. Elle avait 42 ans. En 1928 elle avait remporté la médaille d’or aux Jeux Olympiques à la barre d’Aile VI, avant de rafler tous les premiers prix lors des courses auxquelles elle participe dans les années suivantes. De son vivant elle donne plusieurs de ses bateaux à l’Ecole Navale Petite aile II, Petite aile III et Petite aile V car il faut « développer notre yachting, défendre notre construction, porter haut l’honneur du pavillon de France » comme elle le dédicace sur son livre Goélette Ailée, en 1928. Sans s’en tenir là, et toujours soucieuse de la formation des officiers de marine, elle lègue à sa mort sa goélette Ailée II à l’École navale. Rien ne va pourtant se passer. Le bateau reste au mouillage pendant près de dix ans, et cet avenir sans gloire connaît l’humiliation de l’occupation, avec l’usage de son carré comme mess des officiers allemands, et son sabordage en guise d’adieu en 1944. L’époque n’était pas aux sentiments, le bateau est condamné à la libération, seuls les métaux de la quille sont récupérés et vendus. On se souvient alors de Virginie Hériot. La vente sert à créer la fondation Virginie Hériot qui va financer la construction de 11 Bénodet destinés à l’Ecole Navale. Le souvenir de ces bateaux peut ainsi relever de ces deux raisons historiques objectives. Celle de la formation maritime des élèves officiers de l’Ecole Navale sur l’idéale rade de Brest, pendant la quarantaine d’années qui suivit l’après-guerre, celle de la provenance de la série, issue du legs de Virginie Herriot et, selon sa volonté, dévolu à cette fonction. Mais alors que le regard de quarante promotions d’officiers s’illumine à l’évocation de ces bateaux mythiques, ces deux éléments patrimoniaux semblent pourtant sur le point de s’effacer des mémoires… « Lorsque on achète un bateau, il faut se donner la peine de le connaître, le comprendre et vous-même modifier vos habitudes pour être dignes de bien le commander ».Ce conseil d’une grande navigatrice, pionnière, véritable « ambassadrice de la Marine française » selon Georges Leygues alors ministre de la Marine, ne mérite-t-il pas d’être gardé dans le patrimoine des navigateurs ? « Faire aimer la mer au Français en m’employant dans le sport à raviver dans les jeunes cœurs l’amour de l’océan qui se mourait et dans ma propagande maritime faire flotter et aimer notre cher pavillon de France » Les Bénodet (5,50 m) sont des bateaux en construction classique : bordés jointifs en acajou sur membrures ployées en acacia, le tout riveté cuivre. Leur forme en V profond, avec un maître-bau très plein et un creux important, est très élégante. Gréés en sloop, ils se caractérisent par un mât d’une hauteur qui peut apparaitre immense, mais qui est nécessitée par leur déplacement très fort. Formant une série de monotypes construits en 1949, leur nom vient de leur lieu de construction à Bénodet, par le chantier Craff. Six sont construits comme « habitables » avec un roof, et les six autres le sont en canots ouverts. Ils seront ensuite uniformisés. Le Bénodet Cormoran Il est un des rares survivants de la série : l’un, le Rubis, a été acquis par Eric Tabarly en 1992 et est conservé par Jacqueline Tabarly en parfait état, l’autre, Forban, appartient au musée de la Marine, il est en mauvais état et a été confié à Amerami pour être si possible restauré à Brest. Le troisième Cormoran est acquis par Amerami en novembre 1992. Son propriétaire est alors le Club sportif des Écoles du Poulmic, héritier administratif de l’Ecole Navale. Une solide restauration est en cours pour lui redonner l’allure de sa jeunesse. Enfin l’ancien Bénodet 12 construit en copie par les charpentiers militaires de l’école navale en 1966/7 appartient à un adhérent d’Amerami, en état de naviguer.

 

Témoignage technique ou conceptuel :

Témoignage événementiel ou d’une activité révolue :

C’est un bateau très adapté à l’apprentissage de la voile sous la forme petite croisière. Il répond pour cela parfaitement bien au vœu de Virginie Hériot.

 

Autres éléments remarquables :

L’école navale disposant également d’une flotte de Requin, le mât des Bénodet est identique au mât des Requin

 

Chronologie :

Ecole Navale Club sportif des écoles du Poulmic Amerami

 

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