IDENTIFICATION
Localisation
Caractéristiques
Description
Coque / à propos :
- Coque à fond plat en acier rivetés, bon état, plan de sondage réalisé en 2018 - La coque vue de l'intérieur est en bon état, traitée au Rustol, peinte. - Dérives latérales.Pont et superstructures / à propos :
Pont et superstructures / état actuel :
- L'ensemble du pont est en acier peint. - Superstructures refaites en acier, 4 fenêtres ur le toit, 4 hublots bronzes sur les cotés.Gréement / à propos :
- Gréement aurique avec mât en pin traité( refait à neuf), rabatable avec un haubannage serti et chèvre de manoeuvre, poulies dites havraises.Voilure / à propos :
- Grand voile 100m2 neuve, 1 foc en état neuve ( l'origine à été conservé).Emménagements / à propos :
- La péniche est habitable, l'ensemble des meubles sont réalisés en Pin vernisEmménagements / état actuel :
Moteur(s) / type, puissance, année :
- Moteur PERKINS 6 cylindres 90cvc, 1980.Intérêt Patrimonial
Témoignage humain :
Mémoires de famille qui m’a été laissé lors de l’achat ” traduit du néerlandais”.
“Le « tjalk » n’avait pas de moteur. Lorsqu’il n’y avait pas de vent, le bateau était tiré par un cheval qui marchait sur le chemin de halage, mais lorsqu’il n’y avait pas de cheval ni d’argent pour un cheval, les enfants portaient un harnais et remorquaient le bateau.
Le fils aîné était le plus petit et marchait à l’arrière. Les plus jeunes tiraient très fort, ce qui faisait que les plus âgés restaient suspendus au-dessus de l’eau et que les autres s’amusaient énormément.
Quand les enfants n’aimaient pas tirer, ils tiraient si fort que la corde se cassait. Ensuite, grand-père a dû réparer la corde et les enfants ont eu du temps pour jouer.”
Témoignage technique ou conceptuel :
Bateau marchand traditionnel hollandais, développé pour les canaux, estuaires et polders des pays-bas.
Avantages: grand volume, vie à bord, charme historique, accès eaux peu profondes, robuste.
Inconvenients: lenteur, entretien, largeur gênante dans certaine marinas.
Témoignage événementiel ou d’une activité révolue :
D’après les documents qui m’ont été donner lors de l’achat du bateau, il transporté essentiellement des pommes de terre, betteraves et choux.
Pas d’événementiel à ma connaissance.
Memoires de famille “traduit du néerlandais”
“Incroyable et très drôle d’entendre que le « Tjalk » (le Zoutkamp) navigue toujours après tant d’années.
Je me souviens encore d’une ou deux choses de ce que mon père racontait à propos du Zoutkamp ; c’était le fils aîné qui était à bord depuis plus longtemps que les autres.
Afin d’obtenir des marchandises, grand-père Buijs se rendit à une sorte de vente aux enchères dans un bar du port (un précurseur de la bourse maritime). De nombreuses boissons alcoolisées y étaient bues. Il fallait les rejoindre pour récupérer la cargaison.
Grand-père Buijs a résolu ce problème en vidant le verre dans un stand d’usine au moment où personne ne regardait.
Pour lui, c’était plus difficile d’obtenir du fret, car par principe il ne voulait pas naviguer le dimanche.
Il transportait toutes sortes de produits. Il y avait souvent des pommes de terre, dont ils mangeaient aussi.
Lorsque la cargaison était gelée, ils mangeaient des pommes de terre cireuses avec de la graisse de bacon.
Grand-père a navigué partout, dans des endroits lointains en Allemagne, en Belgique et en France.
Parfois, ils étaient en mer et naviguaient le long de la côte entre Amsterdam, Rotterdam et Anvers.
Lorsqu’ils ne naviguaient pas, les enfants pouvaient aller à l’école, même en Flandre.
Le dimanche, si possible, ils choisissaient une place où ils pouvaient aussi aller à l’église.
C’était l’ancienne église orthodoxe réformée.
Pendant son temps libre, grand-père Buijs lisait des sermons aux enfants. D’après mon père, les portes de chargement (écoutilles ?) étaient fermées le dimanche.
Régulièrement, les navires restaient inactifs, lorsqu’ils n’avaient pas de cargaison ou à cause des rivières gelées.
Ensuite, mon père s’amusait à fabriquer des maquettes de bateaux, à jouer de l’orgue à bouche ou à tricoter des maillots. Il tricotait même des vêtements pour ses sœurs.
Mon père n’a pas dormi dans la cabane. Il avait une place dans la cabine avant (château avant ?).
C’était l’endroit normal où dormir le domestique.
Il était alors frappant que grand-père Buijs ne sache pas nager, alors qu’il était toujours sur l’eau.
Grand-père se mettait souvent en colère lorsque les garçons faisaient des bêtises. Pour échapper à sa colère, les garçons sautaient parfois à l’eau et il restait debout.
L’arbre généalogique de la famille Buijs montre qu’ils sont bateliers depuis des siècles, ce qui est tout à fait remarquable.
Mon neveu a écrit à propos de ce qu’il a entendu au fil des années :
Grand-père Buijs s’amusait vraiment quand il y avait une tempête et quand la vaisselle s’écrasait sur le sol.
Grand-père transportait toutes sortes de choses : des choux, des betteraves et des pommes de terre.
En outre, il s’occupait des enfants du « tjalk », car sa femme était décédée lors de l’accouchement du dernier bébé, tout comme le bébé.
Il a traversé les Pays-Bas et parfois la Belgique par voie maritime.
Les enfants n’ont jamais suivi plus de quatre mois d’école primaire. Le reste leur a été enseigné par grand-père.
Autres éléments remarquables :
Chronologie :
Le premier propriétaire serai Mr Buijs a Emmeloord en Hollande devise: Zoutkamp , d’après les documents qui sont en m’a possesssion.
Ensuite Mr Ursinus, devise: Gelria.
Mr Cortequisse.
Mr Belot a Rouen, devise Rebel.
Mr Lutrot, devise Gipsy




