IDENTIFICATION
Année de labélisation : 2005
Renouvelé en date de :
Non renouvelé en date de :
Anciens Noms :
Numéro de francisation : 9439/0690
N° Immatriculation : 156281
Quartier d'immatriculation : BR
Type, série, ou nom local :
Protégé au titre des Monuments Historiques : non
Localisation
Localisation (département) : 35
Port d’attache habituel : Saint-Malo
Chantier d’hivernage :
Caractéristiques
Genre : Maritime
Usage à l'origine : Pêche
Mode de propulsion (à l'origine) : moteur
Mode de propulsion (actuel) : moteur
Architecte : Alain Sibiril
Chantier constructeur : Chantier Sibiril
Année de construction (ou mise en service) : 1972
Longueur hors tout : 17.8
Longueur coque : 17.8
Longueur flottaison : 16.4
Largeur Maître bau : 6.59
Tirant d’eau : 1.70
Tirant d’air : 10
Déplacement (tonnes) : 62.47
Description
Coque / à propos :
Nature de la coque : bois, quille, étrave saillante, étambot, safran, hélice à trois pâles en acier, quille en bois avec semelle métallique, quilles anti-roulis latéralesPont et superstructures / à propos :
Pont et superstructures / état actuel :
Bordé forme, lisse peu saillante, couleur rouge. Nature et structure des ponts : un seul pont en iroko joint calfaté, non peint, bombé, incliné en descendant vers l’arrière.Gréement / à propos :
Deux mâts aluminium, conservés du portique de dragage, vestiges de l’activité de pêche à la drague, désormais supports de logistique de navigation, disposés de part et d’autre de la timonerie, maintenus par des haubans et une barre de liaison transversale. Peints en blanc. Ces mâts ont été conservés dans un but premier esthétique afin de conserver l’allure générale du navire et son identité première de navire de pêche ostréicole.Voilure / à propos :
NéantEmménagements / à propos :
Passerelle surélevée d’un mètre, en bois de forme polygonale, vitrée en partie haute, située à l’avant du navire. Un roof en bois récent a été rapporté en 2003 par le chantier du Grand Val (Minihic-sur-Rance), il abrite le carré, les bannettes, le bureau, les sanitaires, l’atelier et le local humide. Le roof en bois est démontable pour retrouver la forme d’origine du navire. Il présente un toit plat à claire-voie au-dessus du carré. Le roof est positionné au centre du navire laissant place à deux voies de circulation tribord/bâbord couvertes et une plage arrière.Emménagements / état actuel :
Moteur(s) / type, puissance, année :
Machine : Baudouin 8P15.2 - 320 ch diesel atmosphérique - 236 kwIntérêt Patrimonial
Témoignage humain :
Témoignage technique ou conceptuel :
L'Hermine Bretagne est un représentant des derniers navires en bois destiné à la pêche ostréicole. Livré en mai 1972 à son commanditaire, un patron pêcheur, il était le troisième d'une série de quatre dragueurs d’huîtres construits par le fameux chantier Sibiril à Carantec. Cette entreprise historique, installée depuis au moins le XIXe siècle à Carantec, est notamment connu pour avoir été une filière de la résistance très active durant la Seconde Guerre mondiale. Alain Sibiril, petit-fils du fondateur, est le constructeur d'Hermine-Bretagne et de ses sisterships selon des méthodes traditionnelles, « Sur lignes d’eau et à la demande du client », sans plan. Il s'agissait à l’époque des plus grands dragueurs ostréicoles en bois en service. Ils étaient munis de portiques de dragage qui couvraient tout le pont et les huîtres étaient directement déversées des dragues dans des containers sur le pont. Ces containers étaient ensuite déchargés par chariots élévateurs au port. Le descendant d'Ernest, Georges Sibiril, a été interrogé par l'ADRAMAR, aujourd'hui propriétaire du navire. Bien qu'ayant lui-même participé à la construction du navire, il a confirmé que le chantier ne possède plus d’archives de construction de cette époque. Hermine-Bretagne est donc un témoignage vivant d'une technique qui a aujourd'hui quasiment disparue. C'est pourquoi l'Adramar a demandé qu'un plan de courbe du navire soit établi peu après son acquisition, en 2000.Témoignage événementiel ou d’une activité révolue :
Ancien navire ostréicole à la drague, l'Hermine Bretagne est un des derniers navires en bois destiné à la pêche ostréicole construit par le chantier Sibiril de Carantec dans le Finistère. L’Hermine Bretagne a été livré en mai 1972 à son commanditaire, un patron pêcheur. Ce navire était le troisième des quatre dragueurs d’huitres construits par le chantier Sibiril. Le premier a été livré en 1970 et le dernier en 1973. C’était à l’époque les plus grands dragueurs ostréicoles en bois en service. Ils étaient munis de portiques de dragage qui couvraient tout le pont et les huitres étaient directement déversées des dragues dans des containers sur le pont. Ces containers étaient ensuite directement déchargés par chariots élévateurs au port.Autres éléments remarquables :
Hermine-Bretagne a été acquis en 2000 par l’Association pour le Développement de la Recherche en Archéologie Maritime (ADRAMAR) pour servir de support-surface lors des célèbres fouilles archéologiques sous-marines de la Natière, à Saint-Malo. Après d’importants travaux qui lui ont permis de devenir le fer de lance de l’archéologie sous-marine au Ponant, il a sillonné durant près d’un quart de siècle les côtes de l’Atlantique, de la Manche et de la mer du Nord pour y mener de grandes fouilles scientifiques et mettre au jour de nombreuses épaves sous-marines. Il a alors rejoint la famille emblématique de la flotte des navires scientifiques français, et a contribué à la formation de toute une génération de scientifiques qui font aujourd'hui la réputation de la France dans le monde de l'archéologie sous-marine. Hermine-Bretagne en chiffres : • 1972 : construction du dragueur ostréicole Hermine-Bretagne au chantier Sibiril de Carantec, "sur gabarit, à l'œil et en discutant avec le client" (Alain Sibiril) ; • 17,70 m de long, 6,59 m de large et 1,70 m de tirant d’eau ; • 40 tonnes d'huîtres pouvaient être chargées sur son pont à l’échouage. C’était l’un des dragueurs ostréicoles les plus robustes du littoral breton ; • Avril 2000 : l'association ADRAMAR achète le navire pour la fouille des épaves corsaires de la Natière, à Saint-Malo ; • 24 juin 2000 : second baptême d’Hermine-Bretagne en tant que navire de charge affecté aux recherches scientifiques ; • 2005 : le navire est doté de nouveaux équipements pour mieux répondre aux besoins de l'archéologie sous-marine. Hermine-Bretagne, c’est aussi : • Un navire adapté aux plongeurs et aux travaux sous-marins grâce à un large pont et un franc-bord réduit ; • 20 équipements complets de plongée ; • Une référence nationale et un lien indéfectible avec les archéologues sous-marins de l’Arc atlantique ; • Une silhouette rouge familière du littoral breton qui suscite l’intérêt du public, fait rêver les enfants et inspire les artistes ; • Une hermine à la proue. Dessinée à la construction, dissimulée par la suite sous une couche peinture, elle a été redécouverte en 2000 lors de travaux de carénage mené par l’ADRAMAR ;Chronologie :
L'Hermine Bretagne a connu deux propriétaires : un patron de pêche pour le dragage des huîtres en 1972 et l'Association pour le Développement de l'Archéologie Maritime qui l'a acheté en 2000 pour l'utiliser en tant que navire scientifique dédié à l'archéologie sous-marine. Acteur majeur de l’archéologie sous-marine, l’Association pour le Développement et la Recherche en Archéologie Maritime (ADRAMAR) est une association loi 1901 créée en 1993 par des archéologues scaphandriers, des universitaires et des bénévoles. Elle a pour mission l’étude, la protection et la mise en valeur des sites archéologiques immergés. Basée en Bretagne, elle intervient sur toutes les côtes françaises et à l'étranger en fonction des projets. De 2003 à 2006, des réparations et aménagements ont été effectués sur le navire. Ces aménagements ont consisté en l’installation d’une nouvelle timonerie en bois, d’un roof en bois (chantier naval du Grand Val, Le Minihic-sur-Rance), de la mise en place d’une grue, d’un cabestan et d’un guindeau ainsi que de nombreux éléments dédiés aux recherches sous-matines (compresseur, rampe de gonflage des blocs de plongée, séchoir à combinaison, plate-forme arrière pour la remontée du mobilier archéologique, ...). Principales missions archéologiques réalisées avec le support nautique Hermine-Bretagne Les épaves de la Natière (1999-2008), Navire support de la Carte archéologique nationale en collaboration avec le DRASSM sur la façade Atlantique (2000 à 2011), Aménagements portuaires avant-port de Calais (2011), L’épave ZI24 en Rance (2011-2012), Expertises archéologiques des champs éoliens de Fécamp, Ouistreham, Dieppe, Saint-Brieuc, des raccordements électriques IFA1, FAB, Diellette/Aurigny (2015-2019) Le Victor, naufrage en 1645, prospection géophysique et plongées de contrôle, Baie de Saint-Briac-sur-Mer/Saint-Malo (2018-2020) Les programmes de médiation culturelle Hermine Itinérante : en 2011, tour de Bretagne, arrêts dans les ports de Saint-Malo, Concarneau, Vannes, Lorient pour l’accueil de groupes scolaires et autres publics Fêtes maritimes (Brest 2012, Semaine du Golfe 2011, ...) Journées Européennes du Patrimoine Journées Européennes de l’Archéologie Festivals des Sciences Contrat de Ville de Saint-Malo Programme ArchéoMer, découverte pédagogique de l’archéologie sous-marineEn savoir + sur ce navire
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