IDENTIFICATION

Année de labélisation : 2016
Renouvelé en date de : 2020
Non renouvelé en date de :
Anciens Noms : Marie-Thérèse
Numéro de francisation :
N° Immatriculation : E85415
Quartier d'immatriculation : AC
Type, série, ou nom local : Remorqueur
Protégé au titre des Monuments Historiques :

Localisation

Localisation (département) : 31
Port d’attache habituel : GARDOUCH
Chantier d’hivernage :

Caractéristiques

Genre : Fluvial
Usage à l'origine :
Mode de propulsion (à l'origine) :
Mode de propulsion (actuel) :
Architecte : Jean LEUC
Chantier constructeur : Atelier de soudure et constructions métalliques. Carcassonne Aude
Année de construction (ou mise en service) : 1953
Longueur hors tout : 9,50 mètres
Longueur coque : 9,50 mètres
Longueur flottaison : 14 mètres
Largeur Maître bau : 2,64 mètres
Tirant d’eau : 1,20 mètres
Tirant d’air : 2,20 mètres
Déplacement (tonnes) : 15,7

Description

Coque / à propos :

Remorqueur/pousseur à coque en tôle noire de 5 mm. L'ensemble de la construction est assuré par soudure à l'arc électrique.

Pont et superstructures / à propos :

Pont en tôle noire de 5 mm, superstructure de 45 X 5 mm

Pont et superstructures / état actuel :

Gréement / à propos :

Sans objet

Voilure / à propos :

Sans objet

Emménagements / à propos :

Le remorqueur comporte à l'avant une cabine destinée au logement de l'équipage et à l'arrière le local du moteur et de ses accessoires.

Emménagements / état actuel :

Moteur(s) / type, puissance, année :

Baudoin type DB4 54 kw d'origine 1943. Initialement, ce moteur a été commandé pour le remorqueur en bois D'Artagnan par le secrétaire d'Etat aux communications - Direction des Voies Navigables dont l'adres était : pièce 15 à l'hôtel Carlton à Vichy. Il a été payé en monnaie matière : 2 150 kg de fonte, 1 840 kg d'acier ordinaire, 190 kg d'acier spécial et 14 kg d'acier allié. ce moteur a été installé sur Marie-Thérèse lorsque D'Artagnan a été désarmé en 1953.

Intérêt Patrimonial

Témoignage humain :

Marie-Thérèse a été construit sur commande du Ministère des Travaux Publics, des Transports et du Tourisme – Ponts et Chaussées – Service des canaux du Midi et Latéral à la Garonne. Il a été payé sur les dommages de guerre en compensation du remorqueur en bois D’Artagnan réquisitionné et coulé par l’aviation anglaise dans l’étang de Thau. Vendu en tant que lot de ferrailles par les Domaines après 46 ans de bons et loyaux services, j’ai racheté le vaillant petit remorqueur à l’adjudicataire, restauré et rebaptisé l’Elfe du nom de la péniche sur laquelle je suis né.

Témoignage technique ou conceptuel :

Le remorqueur a été construit par un métallier plus habitué à faire des fûts et des cuves que des bateaux, c’est ce qui lui vaut d’avoir ce petit air de barrique avec une étrave et une poupe.

Témoignage événementiel ou d’une activité révolue :

Le remorqueur a été de toutes les entreprises sur le canal : dragage, travaux de battage, convoyage de ponton, déplacement de portes d’écluse, élagage des arbres sur le canal du Midi et le canal Latéral à la Garonne et même pose de flotteurs au barrage des filtres sur la Garonne à Toulouse. Il est maintenant de tous les rassemblements sur le canal et participe à la manifestation Canal en Fêtes lors des Journées du Patrimoine. Il lui est même arrivé de suppléer le remorqueur Pitorino en panne pour la sortie du chantier de la Belle Chaurienne, péniche restaurant de Toulouse. FR3 en raffole et le présente dans tous ses reportages sur le canal notamment en cette année de double anniversaire du canal.

Autres éléments remarquables :

L’Elfe est gréé des pièces nécessaires à son usage : crochet, bossoir…

Chronologie :

1953 – Ministère des Travaux Publics, des Transports et du Tourisme – Ponts et Chaussées – Service des canaux du Midi et Latéral à la Garonne. Il a subi quelques transformations, perdu sa coque plate et son gouvernail à barre franche au profit d’une timonerie et d’un macaron de transmission à chaîne. il est transformé en pousseur dans les années 60. 1980 – Voies Navigables de France. entretien rigoureux au chantier de radoub du pont des Demoiselles à Toulouse. 1999 – Alain Huguet qui rachète un lot de ferrailles d’où ont disparu tous les matériaux nobles : hublots, cloche de brume en cuivre, boiseries d’acajou.

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