IDENTIFICATION
Localisation
Caractéristiques
Description
Coque / à propos :
Bateau de type TJALK en très bon état. La coque avec bouchais arrondis est en acier riveté sur des membrures au pas de 30 cm et une rivure longitudinale. La structure visible de l'intérieur et en état dans le peau avant et la salle des machines. Présence de deux dérives latérales avec treuils de manoeuvre depuis le pont arrière. Présence en proue d'une ancre à jais 60 kg avec une chaine de 14 mm et d'environ 40 m de longueur. Présence d'un treuil manuel avec simple manivelle, freins et doubles barbotins débrayages.Pont et superstructures / à propos :
Pont et superstructures / état actuel :
Forme traditionnelle du Tjalk hollandais, 4 fenêtres trapézoïdales prolongées de 8 hublots (2 fenêtres et 4 hublots de chaque côté), une terrasse en bois de 20m2, poste de pilotage extérieur, 2 hublots sur la façade de la proue Toit incurvé en cloche. Plats bords, tribord et bâbord de +/- 60 cm de large pour les déplacements entre les 2 terrasses Vitrine arrière du séjour en verre foncé avec garnitures de plomb, porte à 2 battants avec des mécanismes en cuivre Grande terrasse à la poupe, banc en arc de cercle en bois, plancher imitation tek. +/- 20 m2 2 dérives latérales en acier, avec chaînes de retenue et treuils de manoeuvre pour les descendre et les remonter Toujours bien entretenuGréement / à propos :
Dispose d'un mat et des haubans non utilisés. Ne possède plus de voiluresVoilure / à propos :
Ne détient plus de voile, utilisation uniquement au moteur. Mat en acier (peinture imitation bois) Haubans, poulies et fixations en décorationEmménagements / à propos :
De la terrasse de la poupe descend-on 4 marches d'escalier fixe en bois teinté pour accéder à la cuisine équipée en chêne, disposée en étrier autour de la salle à manger de +/- 12m2 Les plancher sont en bois sous la cuisine et en parquet stratifié dans le séjour On traverse ensuite un séjour de +/- 40m2 La cuisine et le salon ne son pas séparés ce qui donne un aspect "loft" sur +/- 52m2 Le séjour finit en pointe aves les WC et une chambre à coucher côté tribord, une cabine (chambre d'amis) et une salle de bain (évier, baignoire, douche) sur le côté bâbord. Il y a 2 claires voies de +/- 4m2 en bois pour laisser entrer la lumière dans le séjour, et une troisième dans la chambre principale Hormis les 4 marches d'accès, la hauteur sous barreau est de 2 mètres et toute la surface intérieure est de plein pied. Le plafond est en lambris verni, ce qui lui confère un charme d'exception. La décoration est inspirée du style fermette ancienne dans un confort de ruche ! Outre 2 rampes de 6 lampes LED de chaque côté du séjour, les WC et les cabine disposent d'un éclairage traditionnel L'électricité est fournie par un branchement quai, un circuitEmménagements / état actuel :
Moteur(s) / type, puissance, année :
Deux moteurs CATERPILLAR type 3056 de 92, 7 KW. Ils ont été installés neufs en 20O7, pour une puissance de 125 CV chacun et 6 cylindres chacun. Ils totalisent 3000 heures de navigation. Un groupe électrogène de type Mastervolt est installé dans une cabine dissimulée et insonorisée sous la proue, pour une puissance de 6500WIntérêt Patrimonial
Témoignage humain :
Du 16ème au 20ème siècle, le Tjalk hollandais fut un bateau à fond plat avec lequel les Hollandais livraient céréales, tulipes et roues de fromage au-delà de la mer Baltique, dans les eaux intérieures et dans les ports de la mer du nord. Son fond plat lui ouvrait un accès aux fleuves, aux rivières et aux canaux, et grâce à d’ imposantes dérives latérales, il gardait le cap sur les mers agitées. Grâce à un tirant d’air réduit, il passait sous les ponts. Pour faire face à la concurrence française inspirée par l’ingénieur Charles Fraycinnet, les chantiers néerlandais étirèrent leur bateau de légende, jusqu’à 19 et 25 mètres. Quand l’Angleterre fut assiégée par la marine allemande entre 1914 et 1918, les mariniers hollandais, par solidarité avec le royaume de la cousine de la Reine des Pays-Bas, livrèrent vivres et produits de nécessité aux Anglais, isolés du monde. Les militaires allemands détestaient le Tjalk, insaisissable vaisseau toujours en-dessous des radars. Quand ils en tenait un, ils le coulaient en abandonnant son équipage sur des radeaux de survie. Le “MALIGA” fit un nombre impressionnant d’aller-retours entre les Pays-bas et la Grande-Bretagne. Au retour de la paix en Europe, la France produisit sa célèbre péniche de 38,5 mètres pour 5 mètre 05 de large, et l’architecture du Tjalk ne put rivaliser avec ce nouveau concept . C’est depuis ce temps-là que l’autorité hollandaise offrit aux marins retraités ou mis au chômage, d’inventer le “Tjalk d’habitation”, avec quelques normes, question de créer un style. L’ancien bateau de commerce pour devenir l’habitat traditionnel des ancien mariniers devait avoir 2 fenêtres trapézoïdales et 4 hublots de chaque côté, et des superstructure en forme de sabot. Le “Malika” fut réquisitionné pour héberger un officier allemand en 1940.
Témoignage technique ou conceptuel :
Propuslé par 2 puissants Caterpilar, 6 cylindres en ligne, de 125 CV chacun, le “Maliga” permet de remonter les grands fleuves sans trop de contraintes malgré les courants et les crues. Comme si l’on glissait sur l’onde, entre ses rivages piqués d’or et de diamant, quand fleurissent le renoncule et la pâquerette. Il se faufile sous les ponts comme le ragondin s’infiltre dans ses galeries souterraines. Et quand la nuit tente de cacher la beauté des choses, le “Maliga” continue à illuminer l’ambiance very cosy de son intérieur beau comme un musée, grâce à son convertisseur qui transforme le 24 ou 12 volts, en 220, se nourrit du courant du quai, ou s’éclaire de son généreux mastervolt.
Témoignage événementiel ou d’une activité révolue :
Depuis 2005 en France et en Belgique, le “Maliga” reçoit des groupes de 2 à 10 personnes pour abriter leurs réunions professionnelles, animer leurs challenges commerciaux, remercier leurs collaborateurs méritants ou simplement s’accorder quelques journées de ressourcement. Parmi les entreprises qui ont choisi de confier leurs réunions exceptionnelles sur le “Maliga” : Le Crédit Agricole, Sofinco, Finaref, L’Oréal Belgique, ADS Anker, Shell, Fortis Bank, Page, TransAmerica, DHL, le Crédit Mutuel de Bretagne et aussi des associations comme Education-Culture, ou le Grand Orient de France, ainsi que des personnalité du monde politique. Armand Mabille, actuel propriétaire du “Maliga”, aujourd’hui à la retraite, propose des séances de formation, de conseil en communication, de programmes de management et de leadership à bord un “Maliga”
Autres éléments remarquables :
Entre sa proue en forme de jabot bombé et sa poupe comme un cul de poule, le “Maliga” ressemble à un sabot, semblable à ceux que portaient les meuniers hollandais. On se laisse aller au rêve, quand les nuits chaudes de pleine lune, couché sur son toit arrondi, on compte les étoiles. On imagine ses premiers propriétaires dans cette barge à ciel ouvert, tenant à plusieurs la barre de bois brut qui lutte contre les courants. Ils avaient besoin de plus de 10 heures pour rejoindre les côtes anglaises. N’étaient-ils que charitables, ou animés d’un intérêt moins louable ? Abstenons-nous de dégrader une idée noble. Ils sont fichtrement chrétien, les habitants des plats pays !
Chronologie :
Toutes mes transactions furent réalisées par l’entremise de H2O de Saint-Jean de Losnes, un shiphandler bien connu entre la Saône et le canal de Bourgogne. Le propriétaire précédent est décédé d’une lourde pathologie, au lendemain de la signature de l’acte. Je ne l’ai jamais rencontré. Selon un propriétaire de bateau rencontré en navigation, il aurait fait l’acquisition du “Maliga” auprès d’un Monsieur Smith, pilote de la KLM.




