IDENTIFICATION

Année de labélisation : 2025
Renouvelé en date de :
Non renouvelé en date de :
Anciens Noms : Mary Milly
Numéro de francisation :
N° Immatriculation : 108564
Quartier d'immatriculation : CH
Type, série, ou nom local : Vaquelotte
Protégé au titre des Monuments Historiques : non

Localisation

Localisation (département) : 76
Port d’attache habituel : SAINT VALERY EN CAUX
Chantier d’hivernage :

Caractéristiques

Genre : Maritime
Usage à l'origine : Pêche
Mode de propulsion (à l'origine) : voile
Mode de propulsion (actuel) : voile
Architecte : Louis Le cannelier
Chantier constructeur : Louis le Cannelier
Année de construction (ou mise en service) : 1919
Longueur hors tout : 11m
Longueur coque : 5,72m
Longueur flottaison : 5,10m
Largeur Maître bau : 2,37m
Tirant d’eau : 0,90m
Tirant d’air : 6,85m
Déplacement (tonnes) : 1,50

Description

Coque / à propos :

Bateau en formes, construction à franc bord chêne et résineux, entièrement restauré en 2021. En bon état

Pont et superstructures / à propos :

Pont et superstructures / état actuel :

Bateau non ponté Pic avant et banc arrière Bon état

Gréement / à propos :

Bateau gréé en bourcet malet, 2 mats en résineux entièrement refait, en bon état

Voilure / à propos :

Misaine neuve en dacron, tape cul en coton et foc en coton en bon état

Emménagements / à propos :

Le bateau possède un plancher sur tout son cockpit avec un petit pré avant ponté, un banc de pompe central et un banc arrière avec un ensemble en chêne pour les structures et barrots.

Emménagements / état actuel :

Moteur(s) / type, puissance, année :

Marque Vétus 11ch de 2001

Intérêt Patrimonial

Témoignage humain :

Marie-Madeleine a été construite en 1919 par le chantier Louis Le Cannelier à Barfleur (50). Aux archives maritimes de Cherbourg on la trouve Marie-Madeleine sous l’immatriculation CH 2467 où elle pratiquait la pêche professionnelle dès la période de sa construction. Elle change de nom et devient MARY MILLY en 1971. Elle reprend le nom d’origine en 2004 lors de mon acquisition alors qu'elle est à l'état d'épave. Restaurée comme à son origine au musée maritime de Rouen, elle retrouve son élément dans le port de plaisance de St Valery en Caux le 4 juillet 2021, soit 102 ans jour pour jour après sa première mise à l'eau.

Témoignage technique ou conceptuel :

Plusieurs observations techniques permettent de préciser qu'elle fut construite pour une navigation à la voile : Un étambot très étroit donc impossible de recevoir une ligne d'arbre ; des sections de différentes pièces de charpente beaucoup plus fines que sur les vaquelottes motorisées ; un massif courbe étambot lui aussi beaucoup moins volumineux et des lignes d'eau plus tendues qui lui donne une vision un peu moins trapue que ses consœurs à moteur.

Témoignage événementiel ou d’une activité révolue :

Louis Le Cannelier a exercé son activité à partir de 1906 à Barfleur où il prend la succession d'Octave Paris. Il construira de nombreuses vaquelottes, à savoir en moyenne de 3 par an. On lui doit aussi en 1911 la construction de 2 petits sloops, le POURQUOI PAS de 7,31m pour M. Bienaimé Lepart et le MYOSOTIS de 6,25m pour M. Victor Lorine. C'est pour Paul et Henry BUTOT qu'il construit sa plus grosse vaquelotte : l'ECLAIREUR mesurant 7,71m. En 1921 il construit un bautier pour Eugène Renet qui se nommera l'EUGENE ANTOINETTE et mesurant 9,24m. Aujourd’hui il existe encore 2 bateaux de Louis Le Cannelier : CLAIRE MARIE (ex MARIE-LOUIS) une vaquelotte de 4m (CH20282), conservée à l'état d’épave au musée maritime de Tatihou et MARIE-MADELEINE, la seule en état de naviguer...

Autres éléments remarquables :

Chronologie :

En 1971 : M. Deeves ; En 1984 : M Dufeu et M Revel . En 1987 : M Ambrois ; EN 2004 jusqu'à ce jour : M. Mabire

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Site internet :