IDENTIFICATION

Année de labélisation : 2025
Renouvelé en date de :
Non renouvelé en date de :
Anciens Noms : X
Numéro de francisation :
N° Immatriculation : AC G84907
Quartier d'immatriculation : AC
Type, série, ou nom local : CORMORAN
Protégé au titre des Monuments Historiques : non

Localisation

Localisation (département) : 33
Port d’attache habituel : ARCACHON
Chantier d’hivernage : PETIT MUSEE DU CANOT AUTO MOBILE

Caractéristiques

Genre : Maritime
Usage à l'origine : Compétition
Mode de propulsion (à l'origine) : moteur
Mode de propulsion (actuel) : moteur
Architecte : R.MOREAU A. LEFORT
Chantier constructeur : CORMORANT
Année de construction (ou mise en service) : 1968
Longueur hors tout : 4.6
Longueur coque : 4.6
Longueur flottaison : 4.6
Largeur Maître bau : 1.65
Tirant d’eau : 0.2
Tirant d’air : 0.2
Déplacement (tonnes) : 350 KG

Description

Coque / à propos :

MOULEE COLLEE RIVETEE

Pont et superstructures / à propos :

Pont et superstructures / état actuel :

BON ETAT

Gréement / à propos :

X

Voilure / à propos :

X

Emménagements / à propos :

X

Emménagements / état actuel :

Moteur(s) / type, puissance, année :

HORS BORD JOHNSON V 4 115 CV 120 KMH

Intérêt Patrimonial

Témoignage humain :

Les progrès considérables des moteurs hors-bords, en termes de puissance et de légèreté à partir de la fin des années 1950, ont eu une influence considérable sur l'évolution du sport motonautique. Les firmes américaines comme Mercury, en premier lieu, ainsi qu'Evinrude et Johnson ont commencé à proposer des unités multicylindres sophistiquées dépassant rapidement les 100 ch. puis les 150 ch. Quelques constructeurs de coques de course, en Italie, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, qui se cantonnaient à réaliser des petits racers en bois pour les catégories de moins de 1.000 cm3 ont vu leur créativité libérée. Leurs petites "pelles" fonctionnaient le plus souvent avec des mécaniques ultrasophistiquées gavées de carburants « exotiques » décuplant leur puissance sur le temps très compté d'une manche de championnat. L'arrivée sur le marché de propulseurs compacts, brûlant du mélange standard pour deux-temps et capable de propulser des coques plus grosses, plus ambitieuses et plus performantes a renversé progressivement la domination de l'inboard et de l'arbre d'hélice sur la compétition, au détriment des runabouts et des racers traditionnels à moteurs d'automobile. Au plus haut niveau de la compétition, l'avènement concomitant de la fibre de verre et de simples hors-bords de série désormais aussi puissants que les prototypes à compresseur de vingt ans auparavant ont aussi permis le développement de nouvelles carènes dès début des années 1960. Les tenants acharnés du racer trois-points inboard, ignorés ou peu soutenus par l'industrie automobile dont ils tiraient leurs moteurs, n'en avaient plus que pour quelques années à tenir le haut du pavé. Les grands constructeurs de moteurs hors-bord prirent rapidement le pouvoir au sein des instances internationales du motonautisme au nom du progrès et de l'intérêt général de la promotion d'un sport aussi performant qu'abordable au plan des budgets. La naissance du catamaran de course et de la coque « tunnel » ne fut rendue possible que grâce à ces nouveaux moteurs hors-bords. Avec un puissant multicylindre fixé sur le tableau arrière du bateau, on se débarrassait du lourd ensemble moteur inboard/transmission placé au fond de la coque. Il devenait alors envisageable de s'affranchir d'une grande partie de la résistance à l'avancement des monocoques en jouant sur une meilleure exploitation des effets aérodynamiques créés par le flux d'air s'engouffrant entre les coques et canalisé par une forme de tunnel. La paternité de cette évolution décisive des coques de compétition est généralement attribuée au petit artisan italien du lac de Côme, Angelo Molinari, vite imité par quelques confrères anglais et américains, généralement des pilotes expérimentés devenus constructeurs. Ce fut le cas également en France où l'on peut considérer que le chantier créé par le pilote Roger Moreau fut très probablement le premier à sauter le pas avec succès dès le milieu de la décennie 1960. Sa petite firme basée à Mâcon avait pour nom Cormorant, un acronyme de Construction Roger Moreau et André Lefort. Ce pionnier du multicoque de course français a engagé ses premiers catamarans dans la catégorie "ON" en endurance, et en particulier lors de la redoutable épreuve des Six Heures de Paris qui attiraient de grandes foules sur les berges de la Seine dans les années 1960 et 1970, ainsi qu'aux non moins célèbres 24 Heures de Rouen. Les coques Cormorant vont permettre à leurs pilotes de monter à vingt-et-une reprises sur le podium entre 1968 et 1973 mais aussi de s'adjuger un record du monde en 1968 sur la distance de 5 milles (nautiques) à la moyenne de 96,17 km/h. Fort de sa réputation et devant une opportunité de développement des affaires dans une période porteuse pour les loisirs nautiques, le chantier Cormorant a ensuite largement diversifié ses productions, passant de quelques engins de course à des modèles de plaisance en série comme le dinghy en polyester Leader 460, à coque « en aile de mouette » à la manière des Boston Whaler américains afin de faire profiter les acheteurs, en toute sécurité, des performances des multicoques à moteur hors-bord. Cormorant va également produire à Mâcon des voiliers habitables et transportables comme le Challenger Scout jusqu'à la fin de la décennie 1980 avant de fermer définitivement.

Témoignage technique ou conceptuel :

X

Témoignage événementiel ou d’une activité révolue :

X

Autres éléments remarquables :

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Chronologie :

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Site internet :