IDENTIFICATION
Année de labélisation : 2025
Renouvelé en date de :
Non renouvelé en date de :
Anciens Noms :
Numéro de francisation : 7431/213
N° Immatriculation : K8915
Quartier d'immatriculation : LR
Type, série, ou nom local : TOFINOU
Protégé au titre des Monuments Historiques : non
Localisation
Localisation (département) : 17
Port d’attache habituel : La Flotte en Ré
Chantier d’hivernage : ile de Ré
Caractéristiques
Genre : Maritime
Usage à l'origine : Plaisance
Mode de propulsion (à l'origine) : voile
Mode de propulsion (actuel) : voile
Architecte : MERLE
Chantier constructeur : MICHON de Saint-Martin de Ré
Année de construction (ou mise en service) : 1929
Longueur hors tout : 7,00
Longueur coque : 7,00
Longueur flottaison : 6,10
Largeur Maître bau : 2,20
Tirant d’eau : 0,50
Tirant d’air : 9,50
Déplacement (tonnes) : 1,30
Description
Coque / à propos :
Le TOFINOU est un voilier, dériveur lesté de 7 ml de long, facile à manœuvrer. Il est pourvu d'une quille longue, peu profonde, avec un puits de dérive et un lest en fonte, pour naviguer et échouer à l'origine dans le fiers d'Ars sur l'ile de Ré. La coque est semi ouverte avec pontage avant et arrière en planche en teck et un vaste cockpit-baignoire équipé de rangement pour le matériel de pêche. Le bateau est construit en virures de pin sur membrures en acacia ployé. il a été stocké pendant près de 5 ans et il est actuellement en cour de reconstruction , à l'identique , auprès de l'association Skol Ar Mor à Mesquer 44420 sous la supervision du formateur par des élèves en formation . Cette association est reconnu comme constructeur professionnelle de navire de plaisance pour la règlementation européenne.Pont et superstructures / à propos :
Pont et superstructures / état actuel :
puit de dérive central avec quille métallique relevable barre franche Pour le pont a) Les barrots seront en chêne ou lamellées-collées en autre bois dur (acacia, iroko, acajou d’Afrique...). b) Les courbes de pont seront en lamellées-collées (acacia, iroko, acajou d’Afrique...). c) Les serres-bauquières et carlingues seront en bois dur (chêne acacia, iroko…). e) Le pont sera en lattes de teck collées sur contre-plaqué marine. f) Les plat-bord, étambrai et listons seront en chêne ou acajou. g) L'accastillage du pont est en inox ou en bois Cockpit : a) Hiloire : en chêne ployé ou en acajou lamellées-collées. b) Plancher du cockpit : en pin maritime (ou équivalent) peint. c) Le banc longitudinal sera en chêne ou acajou d’Afrique.Gréement / à propos :
le gréement actuel 7/8e est en aluminium. Dans le cadre de la reconstruction, l'ensemble sera refait en bois Le mât et la bôme seront réalisés en lamellé collé , pin du Nord, en pin Douglas ou en épicéa. le bateau disposera d'un enrouleur de focVoilure / à propos :
grand voile 18 m2 Foc sur enrouleur 6,40 m2 le foc et la grand voile ont été réalisés par une voilerie de La Rochelle il y a une dizaine d'année environ. Ils sont en bon état général. une seconde grande voile est également existante.Emménagements / à propos :
il est en mauvais état général. Suite à son stockage sous bâche pendant près de 5 ans, une reconstruction à l'identique été décidé par les deux co-propriétaires. La reconstruction débute le 1 septembre 2025 pour une mise à disposition le 25 juillet 2026. La stratification réalisée en 1987 a été enlevée et la coque est à nue. le pont a été déposé.Emménagements / état actuel :
Moteur(s) / type, puissance, année :
Il n'y a pas de moteur . Un moteur électrique indépendant amovible permet d'assurer une propulsion pour les manoeuvres de port. moteur 3 ch arbre long.Intérêt Patrimonial
Témoignage humain :
Ce « dayboat » destiné à la promenade et à la pêche, est dessiné en 1928 par Edmond Merle pour son client, M. Édouard Menuteau. Edouard Menuteau, originaire de l'île de Ré, s’expatrie très jeune en Afrique de l’Ouest, au Dahomet et au Nigeria. Fortune faite à 29 ans, Il revient à Ars-en-Ré. En Afrique, il a vécu dans un village lacustre sur le lac Nokoué dont les habitants s’appellent Tofinou – « les hommes de l’eau ». Il baptisera son bateau Tofinou en souvenir de ces hommes. Le Tofinou est construit en 1929 dans un hangar à la sortie du port de Saint Martin de Ré, par M Michon, un Sablais venu s’installer sur l’ile de Ré. On retrouve trace officielle d’un acte de francisation daté du 5 juillet 1968 à La Rochelle . C’est un bateau simple, stable, rapide et facile à manœuvrer seul. Il est pourvu d’une quille longue, peu profonde, avec un puit de dérive et un lest en fonte pour naviguer et échouer sans dommage dans le Fier d’Ars, vaste plan d’eau asséchant à marée basse. La coque est semi-ouverte avec un pontage avant et arrière en planches entoilées et un vaste cockpit-baignoire avec quelques placards latéraux pour le matériel de pêche. Il sera construit en virures de pin sur membrures en acacia ployé, avec un safran semi-suspendu. Son faible tirant d’eau fait qu'il peut se poser à la marée deux fois par jour, cela fait de lui un bateau agréable, polyvalent et pratique. Edouard Menuteau va posséder le Tofinou pendant plus de trente ans et pratiquer assidument la voile et la pêche, souvent seul, mais aussi accompagné de son frère Claude. Les week-ends font l’objet de joyeuses sorties avec les copains vers Trousse-Chemise ou le banc du Bûcheron. Des témoins ont rapporté avoir vu une vingtaine d’hommes à bord avec force vivres et bouteilles pour la journée … M Menuteau naviguera jusqu’aux années soixante. Sa santé déclinant, en particulier sa vue, il confiera son Tofinou à son neveu Yves qui, depuis son plus jeune âge, a souvent navigué avec son oncle. Yves va profiter encore de belles années du Tofinou dans le Fier d’Ars, mais aussi en naviguant jusqu’à La Rochelle ou même la Tranche-sur-Mer sur l’autre rive du pertuis.Témoignage technique ou conceptuel :
C’est après sa rencontre avec Philippe Joubert , au cours d’un diner, que Bertrand Danglade et Philippe Joubert décident de refaire le bateau, mais aussi et surtout de s’en servir comme moule pour un futur bateau en polyester. La coque est rabotée et poncée puis enduite et stratifiée pour le moulage et par la même occasion prolonger la vie du vieux Tofinou avec une coque désormais habillée de polyester. C’est donc sur cette base que le nouveau Tofinou (dont la première coque sera baptisée Blue Wind) voit le jour en 1987 dans le chantier Latitude 46 de la famille Joubert. Le Tofinou 7 sera décliné à quelques centaines d'exemplaire. La famille au fil des années s'est étoffée. Aujourd'hui est présent sur le marché. 6 type de voilier du Tofinou 7.9 au Tofinou 16.Témoignage événementiel ou d’une activité révolue :
EN 1989, soit dès les premiers jours des répliques du Tofinou originel, une régate sur deux journées est organisée dans le fier d'Ars de l'île de Ré. Aujourd'hui encore, la Tofinou Atlantic Cup, feu Blue Wind Cup, est toujours très prisée par les passionnés de Tofinou, l'ancienne Blue Wind Cup est une régate par équipage de quatre, organisée par le Cercle Nautique d’Ars-en-Ré (CNAR) et le Tofinou International Club, dans le Fier d’Ars et le Pertuis breton. Honoré Gautier y participe depuis la première édition. « J’étais là à toutes les compétitions, sauf une. J’ai remporté la première en 1989. Et j’ai gagné 12 fois en tout », raconte Honoré Gautier. Mais celui qui détient le plus beau palmarès de la compétition n’y concourt pas seulement pour la remporter. « C’est super de pouvoir se tirer la bourre entre copains. Et l’ambiance est conviviale. Entre les six manches quotidiennes, on pique-nique sur le banc des bûcherons, avec des huîtres, c’est super sympa », se réjouit-il. Le repas, sur cette longue langue de sable découverte à marée basse, est d’ailleurs offert par le chantier Latitude 46, qui fabrique les Tofinou.Autres éléments remarquables :
Le Tofinou c'est le rêve d'un homme, Edouard Menuteau. « Un dériveur lesté de 7 mètres de long, facile à manœuvrer par un seul membre d'équipage pour parcourir les cotes de l’ile de ré ». Il n'aurait pu imaginer le développement national et international de ce nom associé désormais à l'excellence. Latitude 46, constructeur, c'est désormais 24 collaborateurs, plus de 550 voiliers déclinés du Tofinou original et 35 années d'expérience toujours basée à La Rochelle. Pour exemple, Le club nautique de ST Raphaël qui organise chaque année la régate de l’Esterel Les amateurs de la marque Tofinou se réunissent pour participer à cet événement prestigieux, où la grâce et la performance se rencontrent pour créer une expérience inoubliable. La régate de l’Estérel est un rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de voile à la recherche d’un défi stimulant et d’une aventure maritime exceptionnelle. Au cœur de cette compétition se trouve la marque Tofinou, synonyme d’élégance, de savoir-faire et d’excellence dans le domaine de la construction de dayboat. Depuis 1987, Tofinou a su allier tradition et innovation pour offrir des embarcations d’exception, dont la beauté et la performance sont reconnues dans le monde entier. La régate de l’Estérel met en valeur les dayboats Tofinou dans toute leur splendeur. Ces bateaux magnifiquement conçus allient habilement esthétique raffinée et technologie de pointe, offrant ainsi une expérience de navigation incomparable. Les skippers talentueux qui prennent part à cette régate ont le privilège de manœuvrer ces voiliers de classe mondiale, ressentant la puissance du vent et de l’océan à chaque instant. ou encore le yacht club du port Camille Rayon qui organise pour la troisième fois, une régate réservée aux Tofinou Samedi 20 et Dimanche 21 Septembre 2025 : Régate d'entraînement reservée uniquement aux voiliers Tofinou. - Samedi 20 Septembre 2025 : Course Type "BANANE" en 3 ou 4 épreuves - Dimanche 21 Septembre 2025 : Course côtière, régate de "La Cité des Potiers" Un beau spectacle dans la baie de Golfe Juan. Le quai d'accueil du port sera reservé pour y amarrer les Tofinou.Chronologie :
Edouard Menuteau, premier propriétaire va posséder le Tofinou pendant plus de trente ans. M Menuteau naviguera jusqu’aux années soixante. Sa santé déclinant, il confiera son Tofinou à son neveu Yves Menuteau. A la fin des années soixante-dix, le bateau qui a tant donné, accuse bien son âge, et nécessiterait une complète restauration. Il est remisé dans l’ancienne usine à sel ou il va continuer de se dégrader. Bertrand Danglade , qui a connu le bateau dans son enfance, va racheter le Tofinou pour un franc symbolique en prenant en charge la restauration contre la promesse de laisser Yves profiter du bateau pendant les vacances. Cette première restauration consistera à remplacer le barrotage, doubler certaines membrures, changer des bordés et le gouvernail. Il va également réparer le mat et la bôme qui sont d’origine. Le pont en planches entoilées est refait en teck, la coque retapée et repeinte. Il aura fallu deux ans pour le remettre en état. Il naviguera alors quelques années pour la plus grande joie de son second propriétaire. Mais le Tofinou historique va lui continuer son histoire pour une troisième vie … Il passe dans les mains de Monsieur George Kostadinoff qui cédera par la suite le Tofinou à Messieurs Philippe Fayemendie et Jacques Ossola . Les nouveaux propriétaires vont alors procéder à une troisième restauration/transformation du bateau dans les années 2010. Le pont est réparé au mieux et revernis, la coque repeinte. L’ensemble du gréement est refait : mat et bôme en aluminium, foc et une voile neuve réalisés par une voilerie de La Rochelle. Puis Patrick Bendimerad rejoint l’équipe. Pendant une dizaine d’année les heureux propriétaires vont naviguer à partir de leur mouillage situé à Rivedoux-Plage. Des sorties à la journée autour de l’ile et même une navigation plus importante qui a permis d’accoster dans le port de Saint-Denis-d’Oléron, de saluer l’ile d’Aix et de remonter la sèvre Niortaise jusqu’à la pointe du corps de Garde.En savoir + sur ce navire
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