IDENTIFICATION

Année de labélisation : 2025
Renouvelé en date de :
Non renouvelé en date de :
Anciens Noms : X
Numéro de francisation :
N° Immatriculation : AC G85130
Quartier d'immatriculation : AC
Type, série, ou nom local : CELLIVENEZIA RACER R3/R4
Protégé au titre des Monuments Historiques : non

Localisation

Localisation (département) : 33
Port d’attache habituel : ARCACHON
Chantier d’hivernage : PETIT MUSEE DU CANOT AUTO MOBILE

Caractéristiques

Genre : Maritime
Usage à l'origine : Compétition
Mode de propulsion (à l'origine) : moteur
Mode de propulsion (actuel) : moteur
Architecte : CELLI
Chantier constructeur : CELLI
Année de construction (ou mise en service) : 1962
Longueur hors tout : 4.90
Longueur coque : 4.90
Longueur flottaison : 4.90
Largeur Maître bau : 2.35
Tirant d’eau : 0.1
Tirant d’air : 0.2
Déplacement (tonnes) : 500 KG

Description

Coque / à propos :

BOIS CONTREPLAQUE ACAJOU SUR MEMBRURES

Pont et superstructures / à propos :

Pont et superstructures / état actuel :

BON ETAT

Gréement / à propos :

X

Voilure / à propos :

X

Emménagements / à propos :

ACAJOU

Emménagements / état actuel :

Moteur(s) / type, puissance, année :

ALFA ROMEO 6 cyl en ligne 2 600 cm3 170 CV 190 KMH

Intérêt Patrimonial

Témoignage humain :

La présence de la famille Celli à Venise dans le secteur de la construction nautique est très ancienne mais, ce sont dans les résultats de compétitions que l'on retrouve souvent son nom dès les années 1920. Ainsi, le premier vainqueur de la légendaire course Pavia-Venezia fondée en 1929, Ettore Negri, pilotait-il une coque Celli à moteur hors-bord Elto. Dans les années 1950 et 1960, la production des racers Celli à coque trois points atteint son apogée dans les divers championnats nationaux et internationaux, équipés essentiellement de moteurs de 1.300 à 2.600 cm3 de marque Alfa Romeo, BPM ou Lancia. Les plus grands champions italiens comme Antonio Petrobelli ont signé d'innombrables victoires au volant des racers du petit chantier vénitien installé sur l'île de Sant'Elena. Les racers à coques trois-points étaient classés selon des critères croisés de poids et de cylindrée. Le Celli n°3 appartient à une catégorie d'un poids maximum de 500 kg et d'une cylindrée ne devant pas dépasser 2.600 cm3. Il a appartenu successivement à deux grands pilotes français. Le premier, Gustave Chapron, a couru à son volant de 1962 à 1966, remportant sa catégorie à la course Pavia-Venezia en 1962. Il était équipé d'un moteur Alfa Romeo 6 cylindres de 2,6 litres issu de la berline et du coupé de la marque automobile milanaise. Par la suite, William Lemonnier, a remporté de nombreuses épreuves avec ce bateau, propulsé, selon les périodes et l'évolution des règlements internationaux, par le six cylindres Alfa Romeo de 2,6 litres ou par un quatre cylindres deux litres de la même firme. De son riche palmarès, on notera en particulier deux titres de champion d'endurance en 1977 et 1979 lors, successivement des 2 Heures de Bayonne puis des 2 Heures de Menton. En 1979, il est également arrivé en tête des 2 Heures de Genève avant de participer, à partir des années 1990, à un grand nombre de rassemblements historiques de bateaux de collection. On sait que le nom de trois points est donné à une coque planante qui, après avoir atteint une vitesse de sustentation suffisante, se soulève et se maintient au dessus de la surface de l'eau avec laquelle il n'est en contact qu'en trois points : l'extrémité arrière de ses deux caissons latéraux et la pointe de son hélice. Ainsi, la friction avec l'élément liquide est réduit au minimum, autorisant des vitesses très élevées. A titre d'exemple, un racer comme le Celli n°3 peut atteindre 200 km/h. Le record absolu pour ce type de coque a été battu en 1962 par l'américain Roy Duby le 17 avril 1962 à 322,47 km/h. Il n'a jamais été amélioré depuis. Le pilotage d'un racer trois-points exige doigté, courage et concentration. Les passionnés ne veulent pas entendre parler d'un autre type de bateau de course tant ils aiment retrouver les sensations fortes qu'il procure à chaque sortie. Un pilote très expérimenté comme William Lemonnier n'était pas avare en conseils aux débutants qui se sont transmis à l'occasion de conversations animées lors des rassemblements de racers historiques entre deux rugissements de moteur : « Il faut maintenir un régime élevé dès le départ pour ne pas caler car l'hélice et la coque très enfoncées dans l'eau freinent beaucoup le moteur. Puis, en quelques dizaines de mètres, le bateau s'élève à la surface pour prendre sa position de vitesse qui augmente très vite car la coque « monte » sur ses trois-points. Il faut toujours veiller, du coin de l'oeil, au caisson latéral où se trouve l'écope qui prélève l'eau de refroidissement pour que tout se passe bien. En automobile, le tracé et le revêtement sont stables. En racer, le circuit varie en permanence. Il faut une attention extrême pour surveiller le clapot levé par les bateaux y compris le vôtre, sans parler des objets flottant au ras de l'eau, un oeil sur la surface, l'autre sur les compteurs et un troisième pour surveiller vos adversaires qui soulèvent des gerbes d'eau au passage de la bouée...» Pour certains amateurs, cela ressemblerait à l'enfer mais les amoureux du racer sont toujours au paradis tant les sensations à bord sont exaltantes.

Témoignage technique ou conceptuel :

X

Témoignage événementiel ou d’une activité révolue :

XX

Autres éléments remarquables :

X

Chronologie :

X

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Site internet :