IDENTIFICATION

Année de labélisation : 2016
Renouvelé en date de : 2020
Non renouvelé en date de :
Anciens Noms :
Numéro de francisation :
N° Immatriculation : En cours de demande
Quartier d'immatriculation : AC
Type, série, ou nom local : canot type Océan
Protégé au titre des Monuments Historiques : oui

Localisation

Localisation (département) : 56
Port d’attache habituel : Carnac
Chantier d’hivernage :

Caractéristiques

Genre : Fluvial
Usage à l'origine : Plaisance
Mode de propulsion (à l'origine) :
Mode de propulsion (actuel) :
Architecte : Sylvestre aîné Philippe
Chantier constructeur : Sylvestre aîné Philippe
Année de construction (ou mise en service) : 1850
Longueur hors tout : 3 m
Longueur coque : 3 m
Longueur flottaison : 2,80 m
Largeur Maître bau : 1,30 m
Tirant d’eau : 0,15 m
Tirant d’air : inconnu
Déplacement (tonnes) : 0,10 t

Description

Coque / à propos :

Bordés à clins sur membrures

Pont et superstructures / à propos :

Pas de pont ni de superstructures

Pont et superstructures / état actuel :

Gréement / à propos :

Probablement au tiers

Voilure / à propos :

Au tiers

Emménagements / à propos :

Un banc circulaire épouse le bordage du bateau, un banc transversal est au milieu, un autre est à l’arrière et un petit pontage se truve à l’avant. Des panneaux en cannage sont fixés à l’arrière sur les trois cotés. Ils sont amovibles.

Emménagements / état actuel :

Moteur(s) / type, puissance, année :

Pas de moteur

Intérêt Patrimonial

Témoignage humain :

Pendant des siècles la navigation fluviale a été utilitaire et réservée pour l’essentiel aux professionnels. Les bacs manœuvrés avec des perches ou un lourd aviron de godille, croisent les péniches ventrues tractées par les chevaux allant sur les chemins de halage. A la fin d’une ère de privilèges et d’interdits, suivie d’une autre de troubles profonds, la révolution, le consulat et l’empire, la population aspire durablement à un monde moins dur. Les progrès techniques vont d’autre part transformer les états d’esprit. Des modes vont voir le jour : courses hippiques, promenades à cheval, et pour ceux qui n’en ont pas les moyens, canotage sur les rivières, les lacs et autres plans d’eau… Cette navigation de plaisance est d’abord née au cœur de Paris au cours de la première moitié du 19e siècle. Ce qui ne veut pas dire qu’auparavant le fait de naviguer ne pouvait être aussi un plaisir. A cette époque les artistes de tous genres en furent en quelque sorte des pionniers, et le canotage devient un fait culturel essentiel car il intéresse toute la population. Quelques temps plus tard, la région de Paris, à elle seule, compte plus d’embarcations de sport que tous les ports de France : 2000 unités, 10000 rameurs et trente chantiers de construction. C’est le mouvement “canotier” dont Asnières et Bercy ont été les lieux principaux. Cette apparition subite, créée par un ensemble très réduit d’artistes, de chroniqueurs et d’écrivains, sans doute sur le modèle de l’Angleterre, frappe la Normandie avant de devenir une parfaite folie dans la région parisienne. Lyon, Reims, Bordeaux sont atteintes plus tard. Le canotage touchant toutes les classes sociales se divise évidemment en deux catégories, celle de la balade pour les amateurs de nature et de grand air, et celle du sport pour les rameurs distingués issus de l’aristocratie et de la bourgeoisie aisée qui conçoivent le mouvement sportif de l’aviron français, fondant les premières sociétés et organisant les premières courses. A ce nouveau besoin une réponse fut apportée par différents professionnels qui pour construire des bateaux ne sont pas pour autant des charpentiers de marine. Ils ne viennent pas du littoral. Différentes formes voient le jour, adaptées à l’utilisation que l’on en fait. De quelques uns au début du siècle, on en dénombre plus de trente au milieu de cette période. Ces constructeurs sont dénommés par leur nom de famille auquel on ajoute un qualificatif qui permet de les distinguer. Ainsi est Sylvestre ainé Philippe dont la famille est originaire de ST MARTIN de BELLEVILLE (Savoie). Il faut préciser que ces appellations désignent l’atelier, qui est aussi accolé à une autre activité : buvette, restaurateurs, bains publics, loueurs de bateaux, etc… Notre canot est né de ses mains, reconnues par ses pairs et les amateurs. Il connaissait d’ailleurs un considérable succès. Ces canots , fruits d’ une mode et de ce besoin de plaisir sain, sont de plusieurs formes ou types et portent un nom. Le nôtre fait partie de la catégorie des « Océan ». Aussi curieux que cela puisse paraître ces embarcations portaient ce nom, tout comme d’autres, tout aussi petits, étaient dénommé « clippers ». Et ceux ci n’ ont évidement rien à voir avec les grands navires rapportant en Europe le thé, la laine ou le grain. La documentation est précise quand à ce genre d’embarcation et elle est si variée que le doute n’est pas possible sur ce que l’on dénomme « Océan ». Notre canot par son époque de construction, ses caractéristiques, le matériau dont il est fait, son mode de propulsion (voile et avirons), ses aménagements, son vernis, a donc tout d’ un « Océan ».

Témoignage technique ou conceptuel :

Témoignage événementiel ou d’une activité révolue :

Autres éléments remarquables :

Chronologie :

Monsieur Martel créateur des Cognac de son nom Amerami depuis 1990

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Site internet :