IDENTIFICATION

Année de labélisation : 2007
Renouvelé en date de : 2019
Non renouvelé en date de : 2023
Anciens Noms :
Numéro de francisation :
N° Immatriculation : 16863006901
Quartier d'immatriculation : AC
Type, série, ou nom local : 02-autres - Curragh / canot médiéval
Protégé au titre des Monuments Historiques :

Localisation

Localisation (département) : 29
Port d’attache habituel : Baie de Guisseny
Chantier d’hivernage :

Caractéristiques

Genre : Maritime
Usage à l'origine :
Mode de propulsion (à l'origine) :
Mode de propulsion (actuel) :
Architecte : François Vivier
Chantier constructeur : Auto-construction Association Aux Marches du Cranou - construit à Telgruc sur Mer.
Année de construction (ou mise en service) : 17
Longueur hors tout : 9,60 m
Longueur coque : 9,46 m
Longueur flottaison : 7,30 m
Largeur Maître bau : 2,30 m
Tirant d’eau : 0,40 m
Tirant d’air : 7,10 m
Déplacement (tonnes) : 1,450 t

Description

Coque / à propos :

Les membrures et lisses sont en bois, le bordé est en cuir.

Pont et superstructures / à propos :

Les Bancs de nages, les parties pontées réservées à la flotabilité et les espars sont en bois

Pont et superstructures / état actuel :

Gréement / à propos :

Gréement carré. Le mât de misaine, le grand mât, les vergues, les tangons, les avirons et les safrans sont en bois. Les écoutes et drisses sont en fibre synthétique, les autres bouts sont en chanvre goudronné.

Voilure / à propos :

Voiles carrées. Les laizes sont en tissu de lin, la ralingue en chanvre goudronné

Emménagements / à propos :

Coffre arrière amovible servant aux matériel de navigation et de sécurité : électronique embarqué, cartes et documents règlementaires. Structures bois amovibles accueillant les réserves de flottabilités (styrodur) sous les plat-bord, à l'étrave et à l'arrière.

Emménagements / état actuel :

Moteur(s) / type, puissance, année :

Intérêt Patrimonial

Témoignage humain :

Le Sant Efflam est le resultat d’une expérience d’archéonavigation visant à reconstituer un canot médiéval en cuir tel que ceux utilisés durant le haut moyen âge en Irlande, au Pays de Galles et en Bretagne. Ce bateau appartient à la famille des curraghs, dont des versions subsistent encore dans l’ouest irlandais. Ce bateau a été reconstitué en recoupant le savoir faire des derniers constructeurs de curragh, avec l’iconographie et les textes médiévaux traitant du sujet. Ce travail de recherche a été accompli en collaboration avec des historiens irlandais et bretons (UBO). Le résultat de ces recherches a ensuite été confié à l’architecte naval François Vivier qui a tracé les premiers plans, lesquels ont ensuite été revu par Jean-François Garry, l’un des fondateurs du Chasse-Marée. La construction a été réalisée par des membres de l’association après un stage auprès de l’association irlandaise: Meithal Mara.

Témoignage technique ou conceptuel :

Le Sant Efflam est la reconstitution d’un bateau dont le type de construction était déjà présent dans le nord-ouest atlantique au Néolithique. Ce mode de construction très particulier, utilise des membrures et des lisses très souples, ployées à la vapeur, ligaturées entre elle et placées ensuite sur un double plat-bord jusqu’à former une grande carcasse souple, laquelle est ensuite recouverte de cuir tanné à l’écroce de chêne et graissé au suint de laine de mouton, ainsi qu’il est précisé dans un texte datant du 9ème siècle (Navigatio Sancti Brendani Abbatis). Un bateau comme le Sant Efflam est une sorte de laboratoire expérimental où il faut tester ce que l’histoire ne peut plus nous transmettre. C’est ainsi que nous avons testé plusieurs systèmes de voilure et de gouverne, afin de nous rapprocher au maximum du meilleur rendement possible, tout en respectant les connaissances de l’époque. La recherche sur ce point n’est d’ailleurs pas encore terminée. Une expérience comme la nôtre emet des hypothèses plausibles qui doivent ensuite être analysées en fonction de l’étude des textes et de l’iconographie d’époque.

Témoignage événementiel ou d’une activité révolue :

Le Sant Efflam est la réplique des bateaux sur lesquels les moines évangélisateurs irlandais et Gallois auraient atteint la côte de la Bretagne dès le 6ème siècle. L’exposition qui accompagne le bateau raconte l’histoire et les pratiques particulières de ces moines qui, grands marins, repoussèrent les limites du monde connu au moins jusqu’en Islande, où on a retrouvé des traces de leurs passages et peut-être même jusqu’au Groënland. C’est pour tester les capaçités des barques de cuir qu’ils utilisaient, que nous avons monté trois grandes expéditions, du nord de l’Ecosse, jusqu’en Galice, parcourant plus de 4000 miles en 11 mois de navigation. Les résultats dépassèrent nos espérances et prouvèrent que ces voiles avirons étaient capables de grands voyages et pouvaient naviguer par gros temps. Bon marcheurs à la voile comme à l’aviron, leur faible tirant d’eau leurs permettaient de passer presque n’importe où et leur légerté, d’être tirés sur la grève et retournés afin de servir d’abri. Autres éléments remarquables : Une exposition, présentée au musé du bateau à Douarnenez et au musée de Bretagne à Rennes, accompagne le bateau et raconte la totalité de cette expérience, depuis les premières recherches jusqu’à la dernière expédition. Elle contient entre autre, un film documentaire.

Autres éléments remarquables :

néant

Chronologie :

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Site internet :

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