IDENTIFICATION
Année de labélisation : 2026
Renouvelé en date de :
Non renouvelé en date de :
Anciens Noms :
Numéro de francisation : TRDB0060C222
N° Immatriculation : BA G 37646
Quartier d'immatriculation : BA
Type, série, ou nom local : Chaloupe sardinière
Protégé au titre des Monuments Historiques : non
Localisation
Localisation (département) : 64
Port d’attache habituel : Saint Jean de Luz
Chantier d’hivernage : Saint Jean de Luz
Caractéristiques
Genre : Maritime
Usage à l'origine : Pêche
Mode de propulsion (à l'origine) : vapeur
Mode de propulsion (actuel) : moteur
Architecte : YACHT CONCEPT
Chantier constructeur : Chantier MARIN (Ciboure)
Année de construction (ou mise en service) : 2022
Longueur hors tout : 14,20m
Longueur coque : 13,99m
Longueur flottaison : 12,40m
Largeur Maître bau : 3,32m
Tirant d’eau : 1,20m
Tirant d’air : 3,50m
Déplacement (tonnes) : 15,9T
Description
Coque / à propos :
Coque en forme pontée séparée en 3 compartiments : local moteur (arrière) / chaufferie et stockage charbon (centre) / cale de pêche (avant). Charpente : Quille, étrave, étambot, varangues, barrots en chêne massif. Membrures en acacia ployées. Bordés en mélèze. Assemblage par 600 rivets en cuivre maté. A noter : pour respecter les contraintes de stabilité imposées par l'organisme de contrôle, le maître bau a été augmenté de 3,20m à 3,32m (ref YACHT CONCEPT)Pont et superstructures / à propos :
Pont et superstructures / état actuel :
Structure cockpit et cheminée en tôle acier rivetée, peinte. Pont de lattes en chêne. Apparaux de pont : chaumards, bollards, écubiers, chandeliers de garde-corps et petit accastillage (sifflet et feux de navigation) sont en laiton ou bronze.Gréement / à propos :
Ce type de bateau était aussi utilisé en promenade pendant la saison estivale : il était alors équipé de bancs et de tauds de soleil. Traverses de taud en madrier contrecollées peintes. bancs en pin peints. Système de barre franche non compensé.Voilure / à propos :
NAEmménagements / à propos :
La chaudière verticale à tubes de fumées et sa soute à charbon occupait le compartiment central : elle a laissé la place à un compartiment clos et couvert d'une superstructure en acier roulé et monté par rivetage selon les techniques d'assemblage des tôles du début du XXème siècle. 2 couchettes dans la cabine centrale.Emménagements / état actuel :
Moteur(s) / type, puissance, année :
La machine à vapeur compound d'une force effective de 12CV vapeur occupait le compartiment arrière pour entrainer directement l'hélice en bronze. Cette forme de propulsion a été conservée; mais, pour des raisons d'autorisation de navigabilité, la motorisation thermique "vapeur" a été remplacée par un moteur thermique "diesel" NANNI de 115CV (85KW) procurant le même couple moteur sur arbre et une vitesse similaire de 8 nds en surface. Hélice en bronze / 4 pales.Télécharger le QR code de la fiche navire
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Intérêt Patrimonial
Témoignage humain :
La situation géographique du port de Saint-Jean-de-Luz – Ciboure et le régime des vents dominant de cette zone ont conduit les pêcheurs de ce port à adopter plus tôt que d’autres la propulsion mécanique pour la pêche côtière avec des chaloupes à vapeur. Dans beaucoup d’autres régions, la transition se fera plus tard, directement de la voile au moteur diesel. Pierre Letamendia, charpentier à Saint-Jean-de-Luz, construit une première chaloupe à vapeur « Les trois frères » en 1885, suivie en 1888 par «Alice-Albert», chaloupes utilisées par lui-même pour la pêche (sardine et anchois) au printemps et la promenade des touristes en été. Il obtient très vite de bons résultats mais il faut attendre 4 ou 5 ans avant que d’autre pêcheurs ne l’imitent à Biarritz et Guéthary. Au tournant du siècle, tous les pêcheurs veulent avoir leur bateau à vapeur. L’emploi de ces chaloupes pour la pêche à la sardine, associée à l’utilisation du filet tournant, va permettre le développement de cette pêche, des conserveries et l’expansion économique du port. L’été, chargées de passagers, les chaloupes pouvaient profiter de la marée pour remonter la Nivelle jusqu’à Ascain. Le bulletin de la Société Académique des Hautes Pyrénées de 1912 cite, parmi les promenades à faire, « l’excursion en canot-automobile à Ascain par la Nivelle ». Dans la perspective de pouvoir utiliser cette chaloupe pour transporter des passagers, il a été fait le choix d’un modèle ayant effectivement pratiqué cette activité. Parmi plusieurs chaloupes visibles sur des photos anciennes, nous avons pu identifier la chaloupe « Alba » BA 1179 que l’on retrouve dans les registres d’immatriculation et sous le nom « Alba III », 40ème des 54 chaloupes fabriquées par le chantier Letamendia. Cette chaloupe a été construite en 1907 et inscrite au registre le 12 mars 1907, sa puissance de 12 CV correspondant au modèle de chaloupe n°2 présenté dans le catalogue du chantier avec les dimensions suivantes : longueur 14 m, largeur 2,80m, tirant d’eau de 1,10m. Cette chaloupe appartenant à Mme Letamendia avait été immatriculée jusqu’au 7 novembre 1911, date à laquelle elle a été exportée en Espagne.Témoignage technique ou conceptuel :
Un nouveau projet de sauvegarde du patrimoine maritime basque est porté par l’association Trois-Mâts Basque dont le but est d’offrir la possibilité au plus grand nombre, non seulement de découvrir le patrimoine maritime Basque, mais également de pouvoir naviguer sur ses bateaux. Ce sera le cas avec Alba. Des adaptations sont donc nécessaires mais le caractère historique du bateau a été conservé. Les techniques de construction de la charpente, et notamment la technique des membrures ployées, encore maîtrisée par le chantier Marin, sont conservées. La machinerie à vapeur est disqualifiée par la réglementation actuelle mais la cheminée est conservée et l’allure générale du bateau maintenue. Le chantier LETAMENDIA de Ciboure utilisait autrefois une technique de construction principale traditionnelle courante : la charpente étaient montée sur quille soutenant les varangues et couples. Le bordé était monté sur la base de ces couples pour former la coque. La structure était renforcée par l'intérieur de la coque ainsi formée, à l'aide de membrures ployées après chauffage en étuve. L'ensemble était rendu solidaire par rivetage en cuivre : la calibration et les conditions de matage constituent un savoir faire que le chantier MARIN de Ciboure a conservé et reproduit. Le barrotage soutient un pont latté entouré des jambettes qui soutiennent le pavois; celui-ci assure le support des chandeliers fixés sur une lisse en chêne.Témoignage événementiel ou d’une activité révolue :
ALBA est une reproduction d'une chaloupe sardinière de 1907; les chantiers LETAMENDIA de Ciboure (Pyrénées atlantiques) furent les premiers à construire des chaloupes à vapeur; 54 unités ont été produites pour une utilisation professionnelle pour la petite pêche en mer (thons / sardines / anchois et petits pélagiques des côtes basques...), armées par 3 à 4 marins pour des sessions de pêche de 2 à 3 jours. ALBA fut la 40ème chaloupe construite selon les techniques traditionnelles de construction basque; ce nom a été repris pour cette reproduction qui a fidèlement respecté les techniques employées. Ces chaloupes de pêche étaient fortement représentées sur la côte basque française où elles étaient majoritairement construites. Le type de pêche était variable selon la saison et le poisson recherché : lignes ou palangre pour le thon, mais aussi "filet tournant" (bolinche) pour les petits pélagiques (sardines, anchois).Autres éléments remarquables :
NAChronologie :
L'association TROIS MATS BASQUE est le propriétaire d'ALBA depuis sa construction.En savoir + sur ce navire
Site internet :




