IDENTIFICATION
Année de labélisation : 2025
Renouvelé en date de :
Non renouvelé en date de :
Anciens Noms :
Numéro de francisation : 22133040601
N° Immatriculation : F51314
Quartier d'immatriculation : LR
Type, série, ou nom local : Ketch classique strip planking
Protégé au titre des Monuments Historiques : non
Localisation
Localisation (département) : 17
Port d’attache habituel : LA ROCHELLE
Chantier d’hivernage : LA ROCHELLE
Caractéristiques
Genre : Maritime
Usage à l'origine : Plaisance
Mode de propulsion (à l'origine) : voile
Mode de propulsion (actuel) : voile
Architecte : AUZEY-BRENNEUR
Chantier constructeur : LA RANCE puis DELPIERRE
Année de construction (ou mise en service) : 1997
Longueur hors tout : 16,68
Longueur coque : 16,68
Longueur flottaison : 12
Largeur Maître bau : 4,32
Tirant d’eau : 2,10
Tirant d’air : 18
Déplacement (tonnes) : 22
Description
Coque / à propos :
Ce ketch est le sixième exemplaire d’une série de sept, sur un dessin commandé par Liliane Bettencourt à Georges Auzépy-Brenneur en 1970. Sa construction en bois moulé a été entreprise en 1977 par son premier propriétaire qui était un industriel du bois. Les propriétaires successifs de Panaïs n’ayant pu, le plus souvent pour des raisons financières, l’équiper parfaitement afin de le rendre navigable, ce n’est que depuis 2021, à l’issue d’un très profond refit lancé par son actuel propriétaire que le voilier a pu enfin entreprendre ce pourquoi il avait été conçu, de belles navigations. Grand frère du RORQUAL qui était présenté comme le meilleur voilier « course-croisière » dans les années 1970-1980 Panaïs est un bateau marin, rapide, et solide. Il a été conçu par l’architecte naval Auzépy Brenner pour naviguer en haute mer en toute sécurité, dans un esprit de performance et de confort. Coque Coque en bois moulé. Trois plis d’acajou (intérieur longitudinal en 18 mm et deux croisés en 6 mm.) sur membrures lamellées. Collage à la résorcine. Stratification extérieure époxy. Lest plomb boulonné au massif de quille, bon état. Safran sur aileron. Barre à roue sur drosses câble, bon état. Sortie d’arbre d’hélice à l’étambot, en arrière de l’aileron de lest. Hélice tripales bronze.Pont et superstructures / à propos :
Pont et superstructures / état actuel :
Construction Pont en contre-plaqué, sur barrotage en lamellé, avec revêtement teck collé/vissé. Balcons, chandeliers, filières Balcons et chandeliers inox. Filières câble inox gainé. Panneaux de pont Panneaux ouvrants « Goïot » . 6 en avant du roof, sur la plage avant, 4 en partie arrière de cockpit autour du pied de l’artimon, 1 en paroi de flanc de cockpit avant tribord. Panneau coulissant « Goïot » pour l’entrée de cabine. 2 panneaux bois pour accès aux soutes arrière. Aérateurs sur certains des panneaux. Hublots d’hiloires de roof 3 hublots fixes plexiglas sur chacune des hiloires latérale et sur l’hiloire avant. Winches 2 « Harken 60 ST » sur les hiloires de cockpit. 2 « Harken 58 ST » sur l’arrière du roof. 1 « Harken 46 ST » sur le mat. 2 « Harken 32 ST » sur le mat d’artimon. Guindeau Électrique « Quick ». Accastillage Rails pour chariots d’écoutes de voiles d’avant sur le roof et sur les passavants. Taquets d’amarrage.Gréement / à propos :
Révisé et complété en 2021. Mats posés sur le pont, chacun à un étage de barres de flèches. Mats Profils aluminium « Sparcraft », peints « bois ». Bômes Profils aluminium « Sparcraft », peints « bois ». Avec embouts pour passage de bosses de ris. Tangons 2, profils aluminium, dont un peint « bois ». Gréement dormant Câble 1 x 19 et « Dyform » Enrouleur de génois « Facnor LS 290 ». Enrouleur de trinquette « Facnor LS 180 ». Gréement courant Complet, polyester ou composite en fonction des besoins.Voilure / à propos :
Voiles neuves (juin 2021) SAILONET • Genois sur enrouleur 75 m2 Dacron coupe horizontale • Trinquette sur enrouleur 20 m2 Dacron coupe horizontale • Granvoile Fullbatten 3ris dont 2 auto 51 m2 Dacron coupe horizontale • Artimon 17m2 Dacron coupe horizontale • Spi Asymetrique 155 m2 • Chaussette de Spi 2 lazy-bags neufsEmménagements / à propos :
Les aménagements ont totalement été réhabilités en 2021. Poste avant avec couchette double. Coursive avec lit clôt à tribord, 2 couchettes superposées à bâbord. Cabinet de toilette à bâbord, avec lavabo, douche et WC. Table à cartes à tribord. Carré avec table sur bâbord, coin « salon » à tribord. Coursive avec cuisine à bâbord. Cabine arrière à tribord, avec 2 couchettes superposées. Cabine arrière, accessible par la coursive bâbord, avec lit double, espace bureau. Cabinet de toilette à l’arrière tribord, avec lavabo, douche et WC, accessible de la cabine arrière tribord et de la cabine arrière. Selleries Neuves. Cuisson Gazinière inox « Taylor » sur cardan, 4 feux/plancha, four et grill. Réfrigérateur Réfrigérateur/congélateur - groupe 220 volts.. Groupe de pression. Chauffe-eau « Sile Sole », sur 220 volts et sur échangeur. Chauffage type webasto et climatisation wirlpool. Réservoir eau Inox 1400 litres en 2 cuves acier. Réservoir gasoil 700 litres en 2 cuves acier et réserve journalière en roto moulé de 125 litres.Emménagements / état actuel :
Moteur(s) / type, puissance, année :
Type « Perkins 4.236 », 80 CV Moteur installé en 2018, reconditionné à neuf puis révisé en 2021 chez AXEL MECA SERVICES (avec changement de l’alternateur).. Transmission Ligne d’arbre avec frein. Presse-étoupe à joint tournant. Commande et tableau de contrôle Hora mètre 50,3 h. Tableau au cockpitIntérêt Patrimonial
Témoignage humain :
Rare sont les bateaux ayant une histoire aussi dense avant leur mise l’eau, PANAÏS appartient déjà à l ’histoire par sa signature de grande qualité et le parcours en relai qui est sien. 1970, Georges Auzépy Brenneur architecte de renom reçoit commande de la société SSW, financée par Madame Liliane Bettencourt pour l’étude de 3 kecths de 16.50m, « Marama », « Panui » et Moërangui » qui seront fabriqués par le chantier Polo à La Ciotat à partir de coques réalisées en plastique, ces trois croiseurs trans-oceanique rejoindront la Polynésie Française. 7 ketches uniques seront issus de ce plan de forme, dont 2 en bois moulé, comme leur petit frère Kritter I. Le plan de forme de ces ketchs a été utilisé pour la construction de Nésea III", bordé en bois à franc-bord par le Chantier Naval des Baux à Sanary, pour le compte de la sté Y.V.M. mais outre son mode de construction, cette unité comprenait plusieurs particularités, Tableau AR à quête classique, étrave à guibre avec un petit beaupré formant delphinière, et quille équipée d'un trimmer. La coque de ce beau bateau a malheureusement été détériorée par des insectes en Indonésie au début des années 90.- " Beg Hir VI" a été construit, bordé à franc-bord par le Chantier Pichavant, en 1976 pour Mr Michel Lesieur. Egalement avec un tableau à quête classique, son étrave, au dessus du brion était rectiligne, le tirant d'eau était un peu plus faible que celui de Néséa, et les superstructures comprenaient, outre le rouf AV, un cockpit central et un rouf AR.- Un septième bateau, utilisant la même carène a été construite, dans le midi, en bois moulé, avec tableau inversé et étrave identique à celle de Beg Hir.Témoignage technique ou conceptuel :
1970, Georges Auzépy Brenneur architecte de renom reçoit commande de la société SSW, financée par Madame Liliane Bettencourt pour l’étude de 3 kecths de 16.50m, « Marama », « Panui » et Moërangui » qui seront fabriqués par le chantier Polo à La Ciotat à partir de coques réalisées en plastique, ces trois croiseurs trans-oceanique rejoindront la Polynésie Française. 7 ketches uniques seront issus de ce plan de forme, dont 2 en bois moulé, comme leur petit frère Kritter I. Le plan de forme de ces ketchs a été utilisé pour la construction de Nésea III", bordé en bois à franc-bord par le Chantier Naval des Baux à Sanary, pour le compte de la sté Y.V.M. mais outre son mode de construction, cette unité comprenait plusieurs particularités, Tableau AR à quête classique, étrave à guibre avec un petit beaupré formant delphinière, et quille équipée d'un trimmer. La coque de ce beau bateau a malheureusement été détériorée par des insectes en Indonésie au début des années 90.- " Beg Hir VI" a été construit, bordé à franc-bord par le Chantier Pichavant, en 1976 pour Mr Michel Lesieur. Egalement avec un tableau à quête classique, son étrave, au dessus du brion était rectiligne, le tirant d'eau était un peu plus faible que celui de Néséa, et les superstructures comprenaient, outre le rouf AV, un cockpit central et un rouf AR.- Un septième bateau, utilisant la même carène a été construite, dans le midi, en bois moulé, avec tableau inversé et étrave identique à celle de Beg Hir.Témoignage événementiel ou d’une activité révolue :
PANAÏS a été invité deux fois à participer aux fêtes maritimes de Brest (2022 et 2024 ) et des vieilles coques à Concarneau (2022)Autres éléments remarquables :
PANAÏS est un bateau superbe, l'un des plus grands voiliers dessinés par AUZEPY-BRENEUR, réalisé du reste en bois moulé. Les recherches effectuées n'ont pas permis de retrouver les autres voiliers en polyester ou en bois construits à partir de ces plans datant de 1972. PANAÏS apparait donc comme un exemplaire unique du savoir faire de cet architecte de renom.Chronologie :
PANAÏS commence son histoire en 1976, monsieur Boivin ébéniste industriel et ami de Michel Lesieur, découvre Beg Hir VI, passionné de voile hauturiére, il décide de faire construire dans ses ateliers cette magnifique unitée sous la direction de Georges Auzépy Brenneur. Là encore quelques changements seront apportés, petite guibre, comme Néséa, tableau inversé comme les Marama, quille identique à celle de Beg Hir et construction en bois moulé sur une charpente en lamellé. Mr Boivin est un professionnel du bois, le chantier est pleinement dans son domaine de compétence, il met toute son énergie pour voir aboutir son rêve. Courant l’année 1977, Le décès accidentel de Monsieur Boivin viendra interrompre brutalement la construction du navire. A la suite de cet événement, la famille Boivin mettra la coque à la vente . Courant 1983, Jean Oudsi découvre l’annonce « vends, cause décès, coque en bois moulé de 17 m à finir » Skipper depuis l’age de 18 ans, passionné de voile, bercé par les aventures de jack Grout et autres frères de la côte, Il retrouve en cette coque la signature de l’architecte du premier Kritter. C’est décidé, il relève le défi de finir ce qui a été commencé six ans auparavant Il rapatrie la coque au chantier naval de la Rance à Saint-Malo. Une long travail commence qui se réalisera dans le temps au fur et à mesure des moyens financiers à sa disposition. PANAÏS reçoit son acte de francisation le 25/07/1997 à Rennes sous le numéro 22133/406. Dans le cours de la construction, Jean Oudsi est victime d’un grave accident de la route qui le laissera paralysé pendant plus de 6 mois. Cinéaste reconnu et marin aguerri, il repart dans ses activités professionnelles et relance la construction de PANAÏS. Un accident de cheval, courant 2000, l’oblige à changer d’activité professionnelle, ce qui aura pour conséquence de stopper l’avancement des travaux. Jean Oudsi décide de vendre son bateau. Dans le courant de l’année 2000, un navigateur américain lui fait une offre qui couvre l’ensemble de ses investissements, mais son épouse et ses enfants lui demande de la rejeter , ils sont trop attachés au rêve de leur père. Pendant plusieurs années PANAÏS restera a sec à Saint Malo et subira cet état de fait. Début 2006, Jean Oudsi constate l’emprunte du temps et des intempéries sur le pont de PANAÏS, il décide de le ramener au chantier naval Despierres sur La Rochelle, pour une rénovation complète de la partie supérieure et la finition des aménagements intérieurs. Pendant le transport, une mauvaise manipulation du grutier fait taper le bordé bâbord de l’étrave de PANAÏS contre un pylône, générant un léger enfoncement au niveau du puits de chaîne. Panaïs est stationné à l’extérieur de l’atelier, Daniel Despierres commence les travaux de finition intérieurs. Courant février 2007, le bateau rentre à l’atelier, la restauration du pont commence, surpris de cet enfoncement, Daniel Despierres et Jean Oudsi décident de faire apparaître la coque en bois derrière le revêtement fibre/époxy. Le constat est dur , l’étrave du bateau apriori a été atteinte par une pourriture liée au manque de ventilation de la balle à mouillage. C’en est trop, Jean Oudsi décide de stopper tout, et de vendre le bateau en l’état ou de la faire détruire. Daniel Despierres fait paraître une annonce sur Internet « Bateau à sauver sur La Rochelle » Début juillet 2007, la famille Claisse découvre l’annonce et décide d’y répondre. Après plusieurs échanges téléphoniques et courriels, Patrick et Valérie Claisse et leurs deux enfants montent sur La Rochelle à la découverte de PANAÏS. La rencontre avec PANAÏS, le 23 juillet 2007, dans l’atelier de Daniel Despierres reste un moment fort, malgré la poussière qui la revêt, l’assombrissement du lieu, sans mise en valeur, cette coque révèle la puissance de ses lignes et offre une conception où prime la sécurité et la navigabilité. Jean Oudsi donne son autorisation pour faire des carottages et évaluer l’étendue du problème. Après plusieurs perforations verticales et horizontales, il s’avère que l’attaque de pourriture reste circonscrit au niveau du puit de chaîne. La décision est prise, la famille Claisse se lancera dans l’aventure et s’investira pour faire de PANAÏS un bateau qui naviguera! Fin août, les Claisse quittent le Pays Basque et viennent s’installer en Charente-Maritime à proximité de La Rochelle. PANAÏS est Baptisé le 5 décembre 2008, à 17h ,au bassin des chalutiers de La Rochelle. Basé au port de Marans (17), PANAÏS a servi d'a*habitation à la famille Claisse de 2008 à 2016 date à laquelle il a été vendu à Benoit Chevallier de nouveaux propriétaires qui va tenter d'achever de la gréer et finir faute de moyens par le vendre en 2020 à Charles YVINEC. Ce dernier va procéder à un refit complet du voilier pendant le premier semestre 2021 afin de le faire enfin naviguer.En savoir + sur ce navire
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